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Traité de Lisbonne : la Commission mène campagne (enfin) en Irlande. Les europhobes tchèques et anglais ne désarment pas et restent en embuscade. L'Allemagne: c'est fait !

mise en ligne :23 09 2009

TRAITES > Traité de Lisbonne

A moins de deux semaines du second référendum irlandais (2 octobre) le président de la Commission, José Manuel Barroso, a rappelé aux irlandais que s'ils voulaient garder à l'avenir le droit de présenter un candidat commissaire irlandais, ils devront impérativement voter en faveur du traité : « la seule façon pour l'Irlande d'assurer qu'elle aura toujours un commissaire est de voter « oui » à Lisbonne. Dans le cas contraire, bien entendu nous devrons réduire le nombre de commissaires. Cela figure dans les traités actuellement en vigueur (traité de Nice) et nous sommes légalement obligés de le faire » a expliqué José Manuel Barroso dans un entretien avec le Irish Times du 21 septembre. Quelques jours auparavant, interrogé à Limerick sur les conséquences d'un éventuel  « non » il qualifié la situation qui serait alors celle de l'Irlande comme « très négative ». « Je dois vous dire que ce serait très négatif. Nous respecterons la décision du peuple irlandais quelle que soit cette décision. Mais un « non » serait très négatif pour toute l'Europe y compris l'Irlande, évidemment. »Il s'est élevé vigoureusement contre la désinformation dont Nea say a donné quelques exemples dans le N° 72. Il a catégoriquement réfuté ces arguments « intellectuellement et politiquement malhonnêtes », comme par exemple prétendre qu'avec l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, l'Irlande serait obligée d'abaisser le niveau de son salaire minimal. Rien de tel n'est prévu dans le traité : « les gens jouent avec la peur » des citoyens en divulguant « parfois des mensonges , de purs mensonges».
Le Commissaire irlandais Mac Creevy très critiqué pour son attitude passive, voire négative lors du premier référendum en 2008 s'est engagé fortement en faveur du « oui ». Dans un discours fait à Dublin le 18 septembre, Mac Creevy avance essentiellement des arguments économiques dont Nea Say a déjà largement fait état. Avec un nouveau « non », dit-il, l'Irlande risquerait de perdre toute crédibilité auprès des investisseurs internationaux, avec des conséquences dramatiques pour son économie.
 
Notons que lors du premier référendum, le souci d'impartialité avait conduit avait amené les autorités nationales et européennes à se taire et à laisser sans réponse les arguments fallacieux ou simplement mensongers qui ont ensuite déterminer largement le résultat négatif. Ce n'est plus le cas sans qu'on puisse pour autant parler de propagande ou d'ingerence: c'est le simple rappel de faits incontestables.

C'est le moment qu'a choisi le Times pour révéler les intentions du président tchèque Vaclav Klaus pour retarder pendant plus de six mois la ratification du traité de Lisbonne, même si les irlandais disent « oui » ! Il espère que le conservateur David Cameron aurait alors remporté les élections et le Traité de Lisbonne n'étant pas encore été ratifié par tous les Etats membres il soumettrait la ratification comme il s'y est engagé à un référendum par les anglais. La BBC a repris l'information et le message a été reçu parfaitement par son complice qui lui a répondu immédiatement dans une lettre de confirmation rapporte la presse. Maintenant c'est le montant du financement de la campagne pour le OUI qui fait l'objet des attaques fortes de la part des nonistes comme le souligne le Times.Ce montant est supposé être colossal... C'est autour de l'Agence européenne de défense de concentrer les attaques les plus virulentes nous dit l'Irish Times
Pendant ce temps, l'Allemagne était  bel et bien sur la voie de la ratification : les services du président  allemand Horst Köhler avaient  le mercredi 23 septembrequ'il avait signé les lois nécessaires à l'application du traité européen de Lisbonne ouvrant ainsi la voie à sa ratification par le pays.  Le 25 il signait les instruments de ratification qui ont pris le chemin de Rome où ils doivent être déposés. L'arrêt de la Cour constitutionnelle prend avec le recul du temps les allures d'une péripétie secondaire, même si intellectuellement on ne peut se désinteresser des débats et commentaires qu'il a provoqués. Signalons parmi ceux-ci le déjeuner-débat organisé par la Fondation Robert Schuman.
 
 
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