
Traité de Lisbonne: l'Irlande persiste dans son soutien croissant, la chambre basse polonaise s'impatiente. La République Tchèque joue avec la montre! Et l'Allemagne ?
mise en ligne :22 01 2009 ( NEA say… n° 61 )
LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES > Elargissement
Le ministre irlandais des affaires étrangères, Michael Martin, a plusieurs fois réaffirmé l'attachement de l'Irlande à l'Union européenne. Les raisons sont bonnes et se renforcent de jour en jour.. Les derniers sondages témoignent d'une persistance dans le souhait des irlandais de voter "oui" au référendum avec une confortable majorité. Le cas islandais les renforce dans leur conviction. L'Islande peut à certains égards apparaître comme une roue de secours aux défaillances croates, la Croatie se heurtant à une opposition slovène. Or rappelons -le, le président Sarkozy avait annoncé en décembre que les déclarations contraignates en faveur de l'Irlande trouveraient naturellement leur place dans un traité et ce à relativement court terme, à savoir le traité d'adhésion de la Croatie. C'est effectivement la seule procédure susceptible d'éviter à tous ceux qui ont ratifié (25 sur 27) de recommencer. Mais depuis cet enthousisame en faveur de l'Islande a été tempéré. Seul reste tangible le soutien croissant des irlandais.
,Le soutien des irlandais au Traité de Lisbonne va croissant et atteint des proportions confortables comme l’indiquent plusieurs sondages qui viennent confirmer et renforcer ceux de la fin 2008. L’étoile de Declan Ganley en a pâti d’autant. Près de 60% des personnes interrogées par l’institut Landstone, l’Irlande adopterait un deuxième référendum sur le traité de Lisbonne, 61% indiquent qu’elles étaient préoccupées par le fait que leur pays perde son statut en Europe. Pour près des trois quarts des personnes interrogées, le gouvernement ne gère pas bien l’économie (contre 63% en septembre) et un peu moins de la moitié a déclaré s’attendre à ce que la récession dure plus de trois ans. Enfin 56% souhaitent que le gouvernement reste en place et reste jusqu’au terme de son mandat en 2012. Soulignant la morosité de l’opinion publique irlandaise, 46% des personnes interrogées ont déclaré qu’elles s’attendaient à ce que leur situation personnelle empire l’année prochaine. En 1997 en pleine prospérité il n’était qu 9% à partager cette opinion. La gravité de la situation présente et des perspectives encore plus sombres n’ont pas éloigné les irlandais de l’Europe, bien au contraire. Comme le reconnait l’Irish Time un tournant decisif vient de s’opérer.
Reuters : « most Irish expect EU treaty vote to pass » ; The Post : “Support is growing for the Lisbon Treaty”; Irish Times: “Decisive shift in favour of Treaty”.
La Chambre basse polonaise, quant à elle, s'impatiente : dans une résolution le Sejem invite le président Kaczinky a signer l'acte de ratification du traité de Lisbonne au moment où ce dernier vient de réaffirmer sa position bien connue qu'il ne ferait pas obstacle à la ratification mais qu'il ne signerait que lorsque les irlandais auront dit oui...
De son côté le sénateur français Hubert Haenel, ancien membre de la Convention, revient dans un rapport sur le problème irlandais. Pour lui le report de la date d'entrée en vigueur a des conséquences et soulève un certains nombre de difficultés d'ordre insitutionnel qu'il ne faudrait pas sous-estimer: les élections européennes et la répartition des sièges, la nomination de la Commission et la présidence stable du Conseil européen. Cette préoccupation qui grandit au fur et à mesure que l'échéance se rapproche ,et plus particulièrement la nomination de la future Commission, est aussi celles des députés européens et de leur commission des Affaires Constitutionneles qui en ont largement débattu le 9 février sur la base d'un projet de rapport de Jean Luc Dehaene sur lequel ne N° 62 de Nea say reviendre la prochaine fois.
En ce qui concerne la République Tchèque, les retards s'accroissent: tour à tour le chaud et le froid sont soufflés et la tactique de jouer "la montre" se confirme. Cette tactique désastreuse peut recevoir le renfort involontaire d'un des des plus ardents defenseurs du traité de Lisbonne, Nicolas Sarkozy. Sa déclaration contre les délocalisations de l'industrie automobile française vers la République Tchèque pourraient avoir une incidence négative sur la ratification: Mirek Topolanek déclarant "c'est incroyable (...) si quelqu'un voulait vraiment compromettre la ratification du Traité de Lisbonne, il ne pouvait pas choisir un meilleur prétexte et un meilleur moment". Lors de la conférence de presse commune entre M. Barroso et M. Topolanek dans le cadre de la préparation du Conseil européen de printemps, il est apparu que la hache de guerre entre les deux protagonistes (Nicolas Sarkozy et Mirek Topolanek) avait été enterrée. La présidence du Conseil et le président de la Commission n'ont, à aucun moment d'une conférence de presse assez longue, évoqué la ratification du Traité de Lisbonne et il ne s'est trouvé aucun journaliste pour poser la question de la ratification du traité de Lisbonne ce qui traduit involontairement et de façon éloquente où se trouvent les priorités du moment. Attendons donc
D'autant plus qu'après le premier report de décembre 2008, un second report a été annoncé fin janvier par le président de
Un pays oublié : l’Allemagne ! On aurait tendance à l'oublier, de la part d'un pays fondateur de l'Union européenne (UE) : l'Allemagne compte toujours parmi les quatre Etats membres - avec l'Irlande,
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Donnons le dernier mot (au moins provisoirement ) à Jo leinen, président de la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen: pour lui, la grande modification des compétences a eu lieu avec le traité de Maastricht."Le traité de Lisbonne n'affecte que le transfert de compétences au sein de l'UE, notamment depuis l'executif, le Conseil, vers le législatif, le Parlement européen". Le traité de Lisbonne ne transfère des compétences que dans le domaine de l'énergi et la politique spatiale, deux domaines où précisément chacun réclame fortement une action résolue de la part de l'Europe.
L'édition complète en bref
- EDITORIAL
- Programme de Stockholm : à deux mois de la fin de la présidence suédoise, débats au Parlement européen. Un enjeu pour le Parlement européen: devenir un authentique organe de codécision.
- Le spectre des fichiers de police Edvige resurgit avec ses zones d’ombres.
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Sommet du G20 à Pittsburgh : une information passée inaperçue : sa dimension sociale. Le G 20 accueille positivement le plan de l'OIT.
- Egalité Hommes/Femmes : la crise financière touche différemment les femmes.
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Egalité raciale : la Commission met fin aux procédures d'infraction ouvertes contre l'Italie et l'Autriche. Encore un effort presque dix ans après l'adoption de la Directive !
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Prague Lisbonne, l'enjeu des prochaines semaines ? La Pologne signe. Attente de clarification du côté tchèque. Vaclav Klaus s'obstine dans ses manoeuvres démagogiques. Le 13 octobre, le chef du gouvernement tchèque était à Bruxelles pour clarifier la situation: Barroso s'impatiente et hausse le ton, Fischer désemparé ne sait trop à quel saint se vouer. Pas d'issue dans l'immédiat. Peut-être une éclaircie.
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Peine de mort : un combat encore loin d'être gagné. L'Asie particulièrement défaillante. Un espoir au Japon.
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Vers une levée prochaine des restrictions imposées au transport de liquides dans les bagages à main imposées aux passagers aériens ?
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Combien de personnes entrent en Europe et en passant par où ?
- Des informations rapides
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Trafic d’organes : leur interdiction, un impératif tout comme le trafic de faux médicaments.(cf autre information) Une Convention internationale s’impose.
- France, droit à la santé et aux soins : les retards d'accès aux soins augmentent.
- Liberté de la Presse : le Parlement européen a débattu avec passion de la liberté de la presse et du pluralisme des médias à la lumière de la situation italienne.
- Nanotechnologies et nanoproduits : un vaste débat sur leur gouvernance s'impose.
-
Droit à la vie familiale : plaidé devant les prud'hommes français
- Publications au Journal Officiel
-
Appel de Cotonou de Jacques Chirac contre les faux médicaments.
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