Editorial du n° 122 de Nea say La crise ? Des idées simples…l’heure de vérité approche. « Vers l’Orient compliqué, je m’envolais avec des idées simples » (Charles de Gaulle Mémoires)

Première idée simple, les Etats ne peuvent pas vivre au-dessus de leurs moyens pendant des années (plusieurs décennies pour la France) et l’équilibre budgétaire n’est pas un objectif vague, une déclaration rituelle  et platonique mais une impérieuse nécessité. Deuxièmement un Etat qui a emprunté (beaucoup) doit rembourser ses dettes, restent à définir la part des dettes à rembourser, le rythme, le taux d’intérêt, les mécanismes, c’est la part négociable légitime. Le système bancaire joue un rôle vital dans l’économie et son affaiblissement constituerait un frein à la croissance, mais il doit avoir un comportement responsable et contribuer  au financement de l’économie réelle, sa  rétribution doit être modéré et son imposition à la hauteur des autres acteurs. Il doit supporter sa part du coût de la crise. Particuliers, agents économiques, puissance publique ne doivent plus être placés en permanence sous le feu de la spéculation. (suite…)

Continuer la lecture

La valorisation du « circuit court » à l’agenda agricole européen

Le 20 avril à Bruxelles s’est tenue une conférence intitulée « Agriculture locale et circuits de distribution courts » à l’initiative des deux Direction Générales (DG) que sontla DG Agricultureet Développement Rural etla DGdela Santéet des Consommateurs représentés respectivement par les commissaires Ciolos (Agriculture) et Dalli (Santé et Consommateurs). S’il ne s’agit pas d’une découverte par les institutions de l’Union Européenne (UE), en témoigne les informations qu’il est possible de recueillir à propos des « circuits courts et longs » sur le site de l’Observatoire des territoires ruraux de Leader II, qui n’est plus mis à jour mais toujours consultable (1), il est néanmoins remarquable de voir cette question intégrer l’agenda européen.  (suite…)

Continuer la lecture

Le retour à l’emploi : une priorité de long-terme pour l’Union Européenne.

A l’heure où le taux de chômage atteint près de 10.2% de la population active de l’Union Européenne (UE) (1) et que le débat présidentiel français exhorte l’Europe à rechercher des pistes pour soutenir la croissance en berne, la question des mesures en faveur de la création d’emploi est devenue un objectif prioritaire pour la Commissioneuropéenne. Dans ce cadre, le récent paquet de propositions visant à « une sortie de crise en faveur de l’emploi » (2) se présente comme une mesure phare, afin de respecter les engagements évoqués au sein de la stratégie 2020. (suite…)

Continuer la lecture

La « marque Europe » ou la nouvelle phase dans la politique de promotion

La réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) envisagée par la Commission Européenne et en ce moment débattue par les autres institutions, au Parlement et au Conseil, tente de répondre, en se projetant sur le long terme, aux défis engendrés parla PAC elle-même (inégalité, atteintes à l’environnement, distorsions de concurrence) et aux réformes successives de celle-ci qui ont progressivement amené l’agriculture européenne à s’exposer aux turpitudes des marchés. Ainsi, dans une optique de « développement durable », il s’agit de faire « mieux et plus » alors même que le budget – qui n’a pas encore été précisé -, ne devrait pas changer (à en croire les Perspectives Financières de 2014 – 2020 présentées en juin 2011).  (suite…)

Continuer la lecture

Editorial N° 117 de Nea say: L’Europe, l’Europe politique, est-ce bien raisonnable ?

L’Europe, l’Europe politique, est-ce bien raisonnable ?

Est-ce bien raisonnable d’entretenir cet espoir  par les temps qui courent, face à l’affaiblissement de l’ambition collective. Les signes sont évidents et se sont accumulés au cours de la dernière décennie. Le plus préoccupant est l’accentuation de la distance politique entre le centre de décision que représente, de façon inexacte mais emblématique, le nom de Bruxelles et les perceptions qu’en ont les millions de  citoyens européens pour qui s’y préparent et se prennent les décisions. Des décisions prises dans leur intérêt, faut-il le rappeler et par des autorités qu’ils ont élues démocratiquement, Parlement européen et Conseil. D’ailleurs la  grande majorité  des citoyens est disposée à  reconnaitre que  c’est bien dans leur intérêt comme beaucoup de sondages le confirment. (suite…)

Continuer la lecture

Editorial du n° 116 de Nea say :Maastricht, c’était il y a vingt ans et vingt ans après nous constatons que ce traité, tant décrié, a créé les « cinq piliers de la sagesse » (1).Et maintenant ? (Mise à jour)

Cet anniversaire est aussi un peu le notre, nous,  qui nous nous réclamons prioritairement, mais pas exclusivement,   de l’espace de liberté, de sécurité et de justice ainsi que de la citoyenneté européenne, tous  nés avec le traité de Maastricht. Nous ne pouvions laisser passer cet anniversaire sans le saluer. C’est l’occasion de rappeler aussi que les traités existants gagnent à être connus et pratiqués. Les critiques à leur égard sont parfois justes, mais toujours excessives et apparaissent trop souvent comme un prétexte fallacieux et paresseux  pour ne pas agir. (suite…)

Continuer la lecture

Editorial du n° 116 de Nea say: il y a vingt ans , Maastricht

Maastricht, c’était il y a vingt ans  et vingt ans après nous constatons que ce traité, tant décrié, a créé les « cinq piliers de la sagesse » (1).

Cet anniversaire est aussi un peu le notre, nous,  qui nous nous réclamons prioritairement, mais non  exclusi vement,   de l’espace de liberté, de sécurité et de justice ainsi que de la citoyenneté européenne, tous  nés avec le traité de Maastricht. Nous ne pouvions laisser passer cet anniversaire sans le saluer. C’est l’occasion de rappeler aussi que les traités existants gagnent à être connus et pratiqués. Les critiques à leur égard sont parfois justes, mais toujours excessives et apparaissent trop souvent comme un prétexte fallacieux et paresseux  pour ne pas agir. (suite…)

Continuer la lecture

Editorial du n° 115 de Nea say : une Europe à deux vitesses (suite). Un nouveau traité, mais pourquoi faire ?

Bruxelles. Le débat se concentre aujourd’hui sur la manière de gérer les relations complexes entre les Etats membres de la zone euro et ceux qui sont restés en dehors. Une proposition devrait être présentée à ce sujet lors de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement européens prévue en décembre. Bien que toujours réticents à cette idée, les Européens commencent à réaliser que les 17 pays de la zone euro auront besoin d’une plus grande intégration politique et budgétaire. (suite…)

Continuer la lecture
Fermer le menu