Liberté religieuse : plus de vigilance recommande la Commission des épiscopats de la Communauté européenne (COMECE)

« Dans tout pays dans lequel les droits des peuples à la liberté religieuse ont été violés ou menacés, la société dans son ensemble est en danger », c’st la conclusion tirée parla COMECEà l’issue d’un séminaire organisé le 30 mars à Bruxelles auquel ont participé les représentants su Service européen d’action extérieure (SEAE).La COMECEet la commission « Eglise et société » dela Conférencedes Eglises européennes (CEC) demandent àla Commissioneuropéenne et au SEAE d’établir une meilleure surveillance des violations de la liberté religieuse en Europe, soulignant que la liberté religieuse est un important indicateur pour mesurer le respect des droits de l’Homme dans son ensemble. (suite…)

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Hongrie : cinglant désaveu de la part du Conseil de l’Europe. Les libertés civiles, religieuses constitutionnelles menacées. Human rights watch s’inquiète à son tour pour la liberté de la presse. Confrontation ou coopération ?

Le Conseil de l’Europe rejoint le groupe des critiques de la Hongrie. L’institution, dont les 47 États membres sont censés favoriser la démocratie et l’État de droit, vient d’adopter  au travers de sa commission de Venise deux « opinions » soulignant les dangers de plusieurs réformes votées à la fin 2011 à Budapest, déjà sous surveillance étroite de la Commission et du Parlement européens pour ses dérives antidémocratiques. Portant d’un côté sur la liberté de religion et le statut des Églises, de l’autre sur la justice, les deux textes sont le fait d’experts ? comme Wolfgang Hoffmann-Riem, ancien juge à la Cour constitutionnelle fédérale d’Allemagne, ou Hanna Suchocka, ex premier ministre de Pologne appartenant à la « Commission de Venise », une instance du Conseil de l’Europe qui veille à la conformité du droit avec la démocratie, en préconisant la coopération plutôt que la confrontation. (suite…)

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Protection des données : coup d’envoi des grands affrontements. Le 27 février : premier examen par la commission des libertés (LIBE) du Parlement européen. ONG, géants de l’industrie et administration américaine en embuscade.

La réforme des règles européennes en matière de protection des données attire l’attention de pays comme les Etats-Unis, dont les entreprises pourraient être obligées de se conformer à des règles plus strictes pour pouvoir opérer en Europe. Malgré les difficultés rencontrées avec les dossiers Swift et PNR, les Etats-Unis ont cependant continué d’exercer des pressions pour que ce projet de loi soit affaibli et ils y sont partiellement parvenu avant même l’adoption de la proposition qui a donné lieu  à des discussions longues et difficiles. Le poids économique de ce secteur est devenu considérable. Ces dernières années, le secteur des techniques de l’information et de la communication a connu un essor  immense dans les économies des pays émergents. Le nombre d’internautes chinois aurait dépassé les 500 millions fin 2011 et le secteur des TIC dans ce pays devrait presque doubler son chiffre d’affaires entre 2010 et 2015, pour atteindre 300  milliards d’euros.  Les gouvernements européens, l’Union européenne en font un élément stratégique de leur politique de croissance et d’innovation  dans la lutte contre le chômage et la récession. Ce n’est pas par hasard que la récente et fameuse « lettre des Douze » a placé l’e-commerce comme un élément stratégique  de première importance pour la croissance. Lisons attentivement le titre du récent Livre blanc de l’Administration américaine : « Consumer Data Privacy in a Networked World. A Framework for Protecting Privacy and Promoting Innovation in the Global Digital Economy ».  Chaque mot y acquiert une puissance toute particulière. L’opinion publique se mobilise comme jamais dans le passé, on l’a bien vu suite à la signature de l’accord ACTA par 22 pays. C’est aussi le moment choisi par l’actuelle administration américaine pour dévoiler ses propositions en matière de « privacy ». En même temps pas de possibilité de recul ou d’ajournement, la législation en vigueur est trop ancienne (1995) pour prétendre gérer une situation bouleversé au cours de ces dernières années par l’explosion des données, de leur circulation à travers le monde et du nombre des internautes à la croissance exponentielle. Les propositions de la Commission date du 25 janvier dernier et les objections n’ont pas manqué depuis cette date y compris au sein de la Commission : certaines des dispositions prévues se sont heurtées à de nombreuses objections de la part des commissaires tournés vers le monde des affaires, comme Neelie Kroes (stratégie numérique) et Karel de Gucht (commerce). Une opposition encore modérée comparée à d’autres.  Le Parlement européen serait bien avisé de ne pas se tromper d’adversaires et de ne pas considérer que seuls les Etats membres, voire la Commission, représentent ses véritables adversaires et sont les vrais liberticides. (suite…)

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Le regard des européens sur l’Islam : un malaise, mais une préoccupation secondaire

L’ Ifop publie les résultats d’un sondage de 2011 sur les Européens et l’islam. « Depuis plusieurs années reviennent de façon récurrente dans les sociétés européennes des polémiques et controverses relatives à l’islam », note l’institut de sondage Ifop. Réalisé du 9 au 18 avril 2011 par questionnaires auto-administrés en ligne, il a été mené en Allemagne, aux Pays-Bas, en France et au Royaume-Uni, sur des échantillons assez réduits : de 600 à 800 personnes selon les pays. (suite…)

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Droits des enfants : le Conseil de l’Europe propose uns stratégie sur quatre ans.

Le Conseil de l’Europe a adopté  une nouvelle stratégie pour la protection et la promotion des droits de l’enfant. La stratégie est une réponse aux besoins exprimés par les gouvernements, les professionnels en contact avec les enfants, la société civile et les enfants eux-mêmes qui souhaitent qu’une plus grande attention soit portée à la mise en œuvre effective des normes existantes. Pour ce faire, le Conseil de l’Europe fournira des orientations et des conseils à ses 47 Etats membres en les aidant à combler l’écart entre les droits et la réalité des enfants en Europe. (suite…)

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Le Billet de Coppelia O. «Signes particuliers: beaux, européens et pauvres» [8.02.2012].

L’Union européenne est en train de lutter: la compétitivité globale, les attaques boursières et les banques en crise,  le vieillissement de la population, la crise économique, le chômage de courte et longue durée, les budgets souverains en rouge, etc, …Tous ces défis mettraient-ils en péril, aujourd’hui, son modèle de prospérité  et de démocratie?  L’UE  serait-elle en train de devenir pauvre? Le coût de la « non-Europe » risquerait de se transformer en «coût de l’Europe » pour chaque citoyen dans l’UE? Autant de questions différentes, y inclus le spectre de la pauvreté et de l’exclusion, nous amènent à réfléchir sur le rôle à jouer par l’UE, nonobstant les  Etats membres… (suite…)

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Le regard des européens sur l’Islam

L’ Ifop publie les résultats d’un sondage de 2011 sur les Européens et l’islam. « Depuis plusieurs années reviennent de façon récurrente dans les sociétés européennes des polémiques et controverses relatives à l’islam », note l’institut de sondage Ifop .. Réalisé du 9 au 18 avril 2011 par questionnaires auto-administrés en ligne, il a été mené en Allemagne, aux Pays-Bas, en France et au Royaume-Uni, sur des échantillons assez réduits : de 600 à 800 personnes selon les pays.

Dans les quatre pays sélectionnés, une majorité relative des personnes interrogées estime (suite…)

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Mise à jour La Hongrie défie l’UE en votant la réforme de sa banque centrale. La Hongrie au bord de la dictature et de la faillite économique. La Hongrie c’est aussi notre affaire.

La Hongrie par sa nouvelle constitution garde la façade formelle de la démocratie. Ce n’est pas une dictature au sens traditionnel du terme. Mais derrière cette façade se profile quelque…

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La Hongrie défie l’UE en votant la réforme de sa banque centrale. La Hongrie au bord de la dictature et de la faillite économique. La Hongrie c’est aussi notre affaire.

La Hongrie par sa nouvelle constitution garde la façade formelle de la démocratie. Ce n’est pas une dictature au sens traditionnel du terme. Mais derrière cette façade se profile quelque chose qui n’est pas une démocratie représentative, parlementaire, pluraliste, pratiquant l’alternance politique comme l’entend l’Union européenne dans ses textes fondateurs. De plus il existe quelque chose d’unique en Europe avec sa définition ethnique de la citoyenneté, c’est une pente fatale, totalement à l’opposé de ce que prône l’Union européenne dans ses textes fondateurs et dans sa logique constitutive. C’est certes un pays traumatisé par son histoire, amputé de son territoire, de sa mémoire ( pensons aux manifestations y compris en France et aux revendication à l’occasion de l’anniversaire du Traité de Trianon). Les rancoeurs du passé pèsent lourd et il est facile de mobiliser le sentiment nationaliste contre les « cosmopolites » notamment ou les minorités. La riposte est lente à s’affirmer mais elle est désormais bien réelle après la manifestation surprise du 2 janvier. L’opposition est moins divisée, mais reste quantitativement encore faible. Une question redoutable : avec de telles lois la Hongrie aurait-elle été acceptée dans l’Union européenne au moment de la conclusion des négociations d’adhésion? Les fameux critères de Copenhague (1993) sont bien loin ! (suite…)

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