Après l’Espagne et la Grèce, c’est au tour des Pays-Bas et de Malte de prendre des initiatives en matière d’immigration.

La secrétaire d’Etat néerlandaise à la justice, Nebahat Albayrak, et le ministre maltais de la Justice et des Affaires intérieures,  Carmelo Mifsud Bonnici, ont fait cinq propositions pour sortir l’Union européenne de l’immobilisme en matière d’immigration. Ces cinq points ont été publiés dans le journal le Monde du 17 juillet. Tout d’abord la capacité opérationnelle de l’agence Frontex  doit être améliorée, notamment au sud et à l’est. Il faut ensuite définir les responsabilités des Etats membres participant  aux forces navales dans les opérations menées par Frontex, à l’aide de directives claires et contraignantes et conformes aux obligations internationales. La création d’un mécanisme d’enquête pour étudier les incidents et réagir de manière adéquate doit aussi être prévue. Au niveau de frontières extérieures de l’UE, ils réclament des procédures rapides, efficaces et fiables afin de distinguer entre demandes  d’asile frauduleuses et les migrants ayant réellement besoin d’une protection. La Commission doit obtenir un mandat plus étendu pour conclure des accords de réadmission avec les pays d’origine. Ils affirment que la priorité doit être donnée aux accords de réadmission avec la Turquie, la Libye. Enfin ils demandent que les pays de transit soient aidés dans leur capacité institutionnelle de contrôle des frontières ainsi que dans la protection des réfugiés et la lutte contre l’immigration illégale. En dépit du pacte européen sur l’immigration et l’asile et l’adoption du futur Programme de Stockholm les deux ministres jugent que la réalisation des différentes tâches  à accomplir pourrait déjà être lancée au niveau bilatéral en s’appuyant notamment sur les pays les plus expérimentés. Ils disent aussi soutenir la décision de la Commission de mettre en place un mécanisme pour la redistribution volontaire des réfugiés. »Néanmoins, un mécanisme plus contraignant ne sera possible que dans un système européen unique commun. Le statu quo actuel ne peut être maintenu car il attire de plus en plus de migrants illégaux et ébranle le soutien auquel ont droit les réfugiés, en quête de protection internationale dans tous nos pays ».

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