Dans le paysage politique français, apparait un opposant de poids à une loi contre le port de la burqa : l’ancien premier ministre Alain Juppé. Il fustige vigoureusement la politique actuelle du ministre de l’immigration et de l’identité nationale.

Identité nationale, interdiction de la burqa, retour forcé d’Afghans : l’ancien Premier ministre français Alain Juppé a vivement critiqué la politique ou les positions d’Eric Besson. Les dernières initiatives du ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, qui ont suscité un tollé dans l’opposition et dans une partie de la majorité, ne trouvent pas non plus grâce aux yeux du maire de Bordeaux.


« Tout ce qui peut dresser les communautés les unes contre les autres est détestable », a-t-il déclaré dans un entretien publié dans l’édition de dimanche du quotidien Le Parisien. Le débat lancé par Eric Besson sur l’identité nationale française est inutile, puisque l’on connaît déjà la réponse à la question « Qu’est-ce qu’être français ? », a-t-il dit. La devise de la République – liberté, égalité, fraternité – est toujours selon lui d’une « actualité totale ». « Ajoutons-y la laïcité, et on a l’identité française », souligne Alain Juppé en estimant que la vraie question est « la capacité d’accueil de la société française vis-à-vis de ceux qui la rejoignent, en particulier des musulmans ». L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac estime que le vote d’une loi sur l’interdiction totale du voile intégral prônée par Eric Besson,  pourrait avoir des conséquences négatives, notamment de « radicaliser certains comportements ».

Enfin, le renvoi à Kaboul de neuf Afghans mercredi dernier est selon lui choquant. « Dans la situation de l’Afghanistan, la tradition d’asile de la France souffre de ce genre d’opération », estime Alain Juppé.

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