Grèce : une nouvelle fois, la Commission vole à son secours ! Mais c’est pour réformer son système d’asile, objet de tant de critiques qui mettent en péril une pratique européenne déjà bien fragile

Cecilia Malmström, commissaire en charge des affaires intérieures, a rencontré, le 27 septembre,  Christos Papoutsis, ministre de la protection des citoyens pour développer la coopération en vue de réformer le système grec de l’asile. Ils ont reconnu que les pressions que connait la Grèce en raison du nombre des demandeurs d’asile sont  sans précédent , qu’il s’agisse de demandeurs d’asile ou d’immigrants irréguliers, en raison de la situation géographique de la Grèce. La charge additionnelle à laquelle la Grèce doit faire face est aussi  une conséquence de la mise en oeuvre de Dublin II et il appartient à l’Union dans son ensemble d’y faire face solidairement.

La Grèce a décidé de réformer son système, la Commission reconnait la valeur de l’engagement pris par la Grèce et que le moment est arrivé pour donner à cet objectif la plus haute priorité. La coordination ne peut se faire qu’au niveau européen. La Commission et les Etats membres sont disposés à apporter leur soutien au plan ambitieux de réformes. Il reviendra au Bureau européen d’appui de faire la coordination dès qu’il sera devenu complètement opérationnel.

La Grèce vient d’adopter son Plan d’action national pour la réforme de l’asile et de l’immigration. Le Plan a établi les fondations pour identifier et prendre rapidement les mesures nécessaires à court et long terme. Ces mesures comprennent :

      – . l’accroissement des capacité de faire face aux demandes d’asile et d’améliorer les conditions d’examen des demandes tout particulièrement celles des personnes les plus vulnérables, les femmes et les enfants ;

      -. la création de centres modernes pour examiner, enregistre et gérer ces demandes ;

      -. l’adoption rapide du Décret présidentiel permettant l’octroi rapide du statut de réfugié ou de bénéficiaire du la protection subsidiaire ;

      – . le traitement sans délais des retards des demandes d’asile et de leur mise en œuvre ;

      -.  créer et rendre opérationnel en 2011 un Département administratif dédié à l’asile ;

      -.  mobiliser les fonds nationaux et européens permettant de lancer et mettre en ouvre la réforme ;

      -. Réunir le plus tôt possible l’équipe pour gérer le plan et coordonner l’aide des différents partenaires européens (Project Management Team).

La Commission a proposé une assistance financière et technique en  parallèle avec une coopération étroite avec les autorités grecques , notamment pour faire face aux besoins les plus urgents et aux autres  actions planifiées pour la phase de transition. Plusieurs Etats membres ont fait part de leur disponibilité immédiate pour des actions concrètes à mener dans les semaines qui viennent.

La Grèce, tout comme la Commission, a souligné le rôle particulièrement important  de l’UNHCR avec qui la Grèce est déjà en relation de partenariat étroit. Ce partanariat étroit est considéré comme la clé du succès de la réforme entreprise.

Une coopération étroite entre les Etats membres s’appuyant sur la Commission sera décisive pour assurer en 2012 la mise en place du Système européen commun d’Asile. La Commission s’est engagée à prendre les initiatives et mesures appropriées pour atteindre cet objectif ;

Laisser un commentaire

Fermer le menu