Printemps arabe et migration

Cette étude fournit une estimation statistique des migrations avant et après les soulèvements dans le sud de la Méditerranée et passe en revue les politiques migratoires dans les pays européens et arabes. Il encourage la prise en compte des résultats du Printemps arabe dans ces politiques. Ce document est basé sur les données statistiques les plus récentes recueillies directement auprès des bureaux compétents dans les États membres européens; des documents de politique générale émanant de l’Union européenne et des États concernés, et de récits de première main provenant d’enquêtes menées au printemps 2012 par des chercheurs dans six pays arabes (au Maroc, en Tunisie, en Libye, en Egypte, en Jordanie et au Liban), en collaboration avec le Centre des Politiques Migratoires (MPC). LES AUTEURS SONT Philippe Farges et Christine Fandrich.

 

Il apparaît que les migrations vers l’Europe n’ont pas été accélérées par le printemps arabe, à l’exception d’un mouvement de courte durée à partir de la Tunisie, mais qu’elles ont simplement continué sur base des tendances antérieures. À l’opposé, les migrations au sein de la Méditerranée du Sud ont été profondément affectées par les événements tandis que les migrants et les réfugiés fuyaient l’instabilité et la violence en Libye et en Syrie.

 

Les États européens et arabes ont réagi à ces mouvements, à la fois en Europe et dans la région, de plusieurs façons. Dans les États arabes, le thème de la migration a été tout simplement éclipsé, dans les médias et le débat public,. par les mouvements sociaux et politiques. Toutefois, plusieurs gouvernements nouvellement formés ont pris des initiatives pour mieux intégrer leurs diasporas dans les processus non seulement économiques mais aussi politiques.

 

L’UE et ses États membres ont vu des changements considérables se déployer dans le monde arabe comme une opportunité politique unique, non seulement pour les peuples arabes, mais aussi pour la région méditerranéenne et pour les liens multiformes de l’Europe avec ces pays. En réponse, l’UE a renforcé l’accent mis sur la promotion démocratie dans la région. Est-ce suffisant ? Pour l’instant de la déception, l’attente était grande et les réactions européennes lente et incertaine. L’Union européenne pour la Méditerranée survit tant bien que mal. L’UE pèche par une approche insuffisamment visionnaire.

 

 

Rapport du Migration Policy Center de l’Institut européen de Florence http://www.migrationpolicycentre.eu/docs/MPC%202012%20EN%2009.pdf

 

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