Asile : l’harmonisation des procédures rencontre des difficultés. Le commissaire, vice-président Jacques Barrot, met engarde les Etats membres : le traité de Lisbonne est entré en vigueur !

Les propositions présentées à la mi-octobre se heurtent à des oppositions fortes de la part de certains pays : Allemagne, Autriche, Royaume-Uni, France. Trop lourd et trop compliqué.


Pour l’Autriche ces textes sont disproportionnés et vont accroître les lourdeurs administratives, allonger dans le temps les procédures, augmenter les coûts et ouvrir largement la porte aux abus. L’amélioration des infrastructures aux frontières pour les demandeurs d’asile va constituer une incitation supplémentaire à se rendre en Europe . De son côté le secrétaire d’Etat britannique aux affaires intérieures a expliqué que l’allongement des procédures allait coûter 3,5 millions d’euros par an en plus et aller attirer des demandes d’asile qui n’ont pas lieu d’être. Le ministre allemand Thomas de Maizière a regretté que les intérêts des demandeurs d’asile passent avant ceux des Etats membres. La France a fait valoir ses doutes face à ce qu’elle a appelé des contraintes risquant d’être contreproductives.

Tout laisse présager des débats difficiles. Seuls les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg ont tenu à prendre leur distance avec cette approche et à se démarquer de la vision pessimiste exprimée plus particulièrement par l’Autriche et le Royaume-Uni. Pour les pays du Benelux les vues exprimées par les opposants aux propositions ne correspondent pas du tout à la réalité, l’objectif est de construire un véritable régime commun d’asile en 20012 et pas de dresser un scénario catastrophe.

Le commissaire européen en charge de l’immigration, Jacques Barrot a qualifié ces oppositions de véritables caricatures qu’il refuse. Pour lui, ces propositions n’engendreront ni appels d’air à destination des immigrants clandestins, ni coûts excessifs et encore moins la fin des procédures rapides au Royaume-Uni. Jacques Barrot a conclu en soulignant vigoureusement que désormais le Parlement  européen est co-législateur et qu’il n’acceptera pas certaines critiques excessives.

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