Les prisons de Guyane française sous la critique du Comité européen pour la prévention de la torture (CPT).

Le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) du Conseil de l’Europe publie le rapport sur la visite ad hoc qu’il a effectuée dans le département de la Guyane en novembre/décembre 2008, ainsi que la réponse du Gouvernement français. Les autorités françaises ont autorisé la publication de ces documents. Les objectifs principaux de cette visite étaient d’évaluer la situation des personnes détenues au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly, le seul établissement pénitentiaire en Guyane, ainsi que le traitement des ressortissants étrangers privés de liberté en vertu de la législation sur l’entrée et le séjour des étrangers. Le CPT a également examiné les conditions de détention des personnes placées en garde à vue et la mise en œuvre des garanties fondamentales contre les mauvais traitements.


Ce sont particulièrement les Centres de rétention administratives (CRA) qui sont visées. Le CPT dénonce la surpopulation, la violence entre détenus et le CPT alerte aussi sur le manque d’interprètes dans une prison où les étrangers représentent 70% de la population.

Dans sa réponse, le Gouvernement français détaille les mesures prises ou envisagées pour répondre aux questions soulevées par le Comité dans son rapport.   http://www.cpt.coe.int/documents/fra/2009-33-inf-fra.htm

Laisser un commentaire

Fermer le menu