Le pape dénonce les violences contre les clandestins. Saviano, l’auteur de « Gomora », comme beaucoup d’autres montre du doigt la mafia de la N’Drangheta.

La plupart des émigrés de Rosarno ont été évacués vers Crotone ou Bari ou ailleurs. Le calme est revenu.


Le pape  Benoît XVI a dénoncé dimanche les émeutes des derniers jours entre immigrés clandestins et habitants en Calabre, soulignant que les migrants possédaient des droits, devaient être respectés, et étaient tout aussi aimés de Dieu. « Qu’il n’y ait plus jamais de violence au nom de Dieu », a-t-il lancé depuis le balcon du Vatican aux fidèles réunis place Saint Pierre de Rome. Le souverain pontife, s’exprimant après sa bénédiction, a également fustigé les violences contre des chrétiens coptes d’Egypte, qui ont fait sept morts, dont six coptes, le 25 décembre. Mais Benoît XVI a surtout insisté sur les émeutes du sud de l’Italie. Il a appelé chacun à « regarder les autres en face et découvrir qu’il y a une âme, une histoire, une vie, une personne que Dieu aime comme il m’aime ». « Chaque migrant est un être humain, différent du fait de son origine, de sa culture et de ses traditions, mais une personne qui doit être respectée et qui possède des droits, particulièrement au travail, où la tentation d’exploiter est facile », a souligné le pape. « La violence ne doit jamais, pour personne, être le moyen de régler des différends », a-t-il lancé.

Le ministre italien de l’Intérieur Roberto Maroni veut créer une force spéciale chargée de contenir les violences et de gérer les « aspects liés à l’exploitation du travail clandestin et à la santé » des ouvriers immigrés. Rappelons qu’il y a plusieurs mois le député européen italien Giusto Catania, à l’occasion de la discussion au sein de la commission Libe du Parlement européen sur la directive pour lutter contre le travail au noir, avait attiré de façon forte et argumentée la situation qui prévalait dans le sud de l’Italie à l’encontre des travailleurs saisonniers agricoles immigrés et le potentiel de violences que cette situation comportait. Une initiative restée sans lendemains, malgré son adoption (cf Nea say…). L’urgence s’accommode mal de la démarche lente et majestueuse des institutions. De son côté Saviano, l’auteur de Gomora  a montré  du doigt, avec beaucoup d’autres, la mafia.

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