Cybercriminalité : vols des données plus en provenance de l’intérieur que menés de l’extérieur !

Les vols de données ne cessent d’augmenter : entre janvier et juin 2009 ,110 millions de personnes ont été directement ou indirectement  touchées par des « cyber-attaques » dans le monde selon un nouveau rapport de KPMG. Une large proportion avait pour origine le  piratage du Heartland Payment Systems  qui, au début de l’an dernier, a affecté plus de 100 millions de détenteurs de cartes de crédit ou de débit. Une fraude massive, sans pareille à ce jour aux Etats-Unis. Selon KPMG, de plus en plus de gens sont tentés de voler des données dans leur entreprise, poussés par la crise économique et l’évolution des technologies. Depuis sa mise en place en 2005, le Data Loss Barometer http://www.datalossbarometer.com/docs/Data_Loss_Barometer_Issue_2_2009_web.pdf

du cabinet d’audit KPMG a recensé quelque 2300 incidents liés au vol ou à la perte de données affectant au total quelque 700 millions de personnes dans le monde. Mais comme la plupart des incidents ne sont pas rendus publics, ces chiffres ne pourraient constituer que la partie  émergée de l’iceberg. Selon KPMG, plus que les attaques menées de l’extérieur par piratage des réseaux et des systèmes informatiques, les vols de données en provenance de l’intérieur même de l’entreprise sont en forte augmentation. Ils ont en effet augmenté de 50% sur les six premiers mois de 2009. Dans 10% des  cas, les vols de données ont été perpétrés par des employés des entreprises concernées. Ces actes ont été commis dans la plupart des cas lors du départ vers la concurrence (70% des cas) ou de la création de leur propre affaire. (23% des cas). La méthode la plus utiliser pour voler des informations stratégiques est la messagerie électronique (46% des cas), suivie par des copies papier (22%) et seulement dans 9% des cas par des supports de copie (CD, DVD, clés USB ou disque externe). Par secteur, celui des services financiers est le plus touché (101,5 millions de personnes concernées sur les 110 millions entre janvier et juin 2009), suivi par les services gouvernementaux (3,5 millions).Alors que l’ensemble des secteurs tentent de déjouer avec plus ou moins de succès les malveillances, les services gouvernementaux n’arrivent pas à réduire ce type de criminalité, bien au contraire : on y a constaté une augmentation de 18% depuis 2008 et même de plus de 30% depuis 2007.

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