Le tout nouveau gouvernement conservateur va imposer des quotas migratoires aux pays non membres de l’UE. Où en est le pacte européen sur l’immigration et l’asile ?

Le Conseil  des ministres européens des Affaires intérieures et de la Justice des 3 et 4 juin vient d’adopter des conclusions qui ont été ratifiées sans examen par le Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement du 17 juin. Les mesures annoncées par le gouvernement britannique sont –elles en accord avec le pacte européen ? L’esprit du pacte est malmené puisqu’il a retenu comme principe »l’immigration concertée » et non « l’immigration choisie ». la concertation vise autant les pays membres de l’Union tout autant que les pays d’origine des migrants.

 

        La Grande-Bretagne va imposer un plafond provisoire au nombre de ressortissants étrangers, hors Union européenne, autorisés à pénétrer sur son territoire, a annoncé samedi une source gouvernementale. Un quota définitif sera instauré au mois d’avril 2011, mais d’ici là seuls 4.100 travailleurs non européens seront autorisés à s’installer en Grande-Bretagne, soit une baisse de 5 % par rapport à l’an dernier.

Theresa May, ministre de l’Intérieur, vient de faire une annonce officielle (28 juin) http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/10430640.stm

Cette « mesure transitoire vise à prévenir un afflux de demandes à la dernière minute ». May va engager un processus de consultation pour déterminer le niveau du quota de ressortissants étrangers autorisés à travailler en Grande-Bretagne. Le nouveau Premier ministre conservateur, David Cameron, avait plaidé pour la fermeté en matière d’immigration lors du dernier mois de la campagne électorale pour les législatives. Il avait notamment promis de ramener le solde migratoire de « centaines de milliers à des dizaines de milliers ». Ce solde est actuellement de 170.000 par an. Cet engagement pris par Cameron avait été accueilli favorable par l’électorat britannique, mais il avait suscité les critiques de certains groupes d’affaires qui faisaient valoir qu’un quota fixe risquait de pénaliser la reprise, en compliquant le recrutement de talents étrangers. Les libéraux démocrates, membres de la coalition gouvernementale, soutiennent cette politique d’immigration tout en la critiquant.

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