Liberté religieuse : complément au billet précédent. Le débat engagé au Parlement européen trouve un écho indirect dans le Synode pour le Proche Orient qui se déroule actuellement au Vatican jusqu’au 24 octobre. Israël et l’Islam sous observation.

Comme le rapporte le journal la Croix, s’appuyant sur un dépêche de l’Agence France Presse les travaux sont marqué par des critiques à l’égard d’Israël concernant le serment d’allégeance, mais aussi sur la division sur le comportement à avoir vis-à-vis de l’Islam.

Le rapporteur général du synode sur le Moyen-Orient a critiqué lundi une disposition contraignant les candidats non juifs à la citoyenneté israélienne à prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël » adopté la veille par le gouvernement israélien. Le patriarche copte d’Alexandrie Antonios Naguib a, au cours d’une conférence de presse, jugé qu’il y avait une « contradiction flagrante » de la part d’Israël dans le fait d’adopter une telle mesure.

« On ne peut pas annoncer, publier, réclamer et affirmer un Etat démocratique et une démocratie civile et en même temps dire : +dans notre démocratie nous imposons telle chose, tel choix de religion+ », a-t-il expliqué, précisant s’exprimer à « titre personnel ». »C’est très curieux que cela vienne d’un Etat qui déclare être le plus démocratique, si ce n’est l’unique Etat démocratique, dans la région du Moyen-Orient et du monde arabe », a insisté le patriarche. Le gouvernement israélien, dominé par la droite, a approuvé dimanche un projet d’amendement controversé contraignant les candidats non juifs à la citoyenneté israélienne à prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël ». Quelques ministres et la responsable de l’opposition se sont prononcés contre la nouvelle procédure.La minorité arabe d’Israël (20% de la population) qualifie ce texte, qui concrètement n’affecte qu’un petit nombre de personnes, de « raciste », notamment parce qu’il vise les Palestiniens voulant s’installer en Israël après s’être mariés avec des Arabes israéliens.

Le synode sur le Moyen-Orient, réuni du 10 au 24 octobre au Vatican, rassemble près de 200 « pères synodaux » de rite catholique romain ou oriental, 36 experts et 34 auditeurs sous le thème « L’Eglise catholique au Moyen-Orient : communion et témoignage ».

 Par ailleurs, les débats mettent en lumière deux conceptions face à l’islam. Tandis que la véhémence, la colère et le ressentiment colorent les propos irakiens et palestiniens, la prudence vient d’Afrique du Nord… et le franc-parler des cardinaux de la Curie, tel le cardinal Angelo Sodano, ancien secrétaire d’État : « Il est urgent de mettre un terme aux menées agressives au sein de l’islam. Nous devons toujours demander le respect de la liberté religieuse pour tous les croyants. ». Face à l’islam, deux courants apparaissent : ceux qui préfèrent composer, dialoguer et d’autres, plus « sévères », selon un observateur. Deuxième considération : la moitié des catholiques du Moyen-orient sont issus de l’immigration asiatique. Deux chiffres ont circulé, conduisant à déplacer la réflexion. Près de la moitié des catholiques présents au Moyen-Orient seraient désormais issus de l’immigration asiatique (donc de rite latin). Et enfin, selon Mgr Selim Sayegh, évêque auxiliaire latin de Jérusalem, « cinq des 50 sectes actives en Jordanie disposent chacune de plus de pasteurs que l’ensemble de nos Églises catholiques et orthodoxes ».

Le synode sur le Moyen-Orient, réuni du 10 au 24 octobre au Vatican, rassemble près de 200 « pères synodaux » de rite catholique romain ou oriental, 36 experts et 34 auditeurs sous le thème « L’Eglise catholique au Moyen-Orient : communion et témoignage ». Pour en savoir plus, consulter l’Agence Zenit http://www.zenit.org/article-25650?l=french

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/101011164919.rcvjeyen.htm

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