L’Italie durcit sa lutte contre l’immigration. Une gesticulation déclaratoire sans grand effet ? La Commission devrait clarifier les aspects juridiques de façon plus claire : qu’est-ce qui est permis et ce qui est interdit pour mettre fin à ce jeu cruel du chat et de la souris. Un jeu qui dure depuis plusieurs années. La pratique ancienne de la « communication interprétative » d’une Directive ou plus rarement d’un Règlement par la Commission européenne a eu des vertus, aujourd’hui oubliées

 Le gouvernement  italien a adopté, vendredi 5 novembre, plusieurs mesures marquant un nouveau pas  dans  la lutte contre la micro-criminalité et l’immigration. »Nous avons adopté, comme cela était prévu, le plan sur la sécurité », a annoncé devant la presse Silvio Berlusconi, évoquant la lutte contre la prostitution ou l’expulsion de citoyens des pays membres de l’UE, avant de passer la parole au ministre de l’intérieur Roberto Maroni, membre du parti populiste de la Ligue du Nord.

En ce qui concerne la prostitution, les nouvelles mesures vont jusqu’à l’expulsion forcée des prostitués, qui n’étaient passibles jusqu’à présent que d’une amende, a expliqué le ministre. Dans le domaine de la violence dans les stades, « nous avons réintroduit la mesure du flagrant délit en différé, c’est-à-dire la possibilité d’utiliser pendant quarante-huit heures après les incidents les images vidéo tournées sur place contre les auteurs de ces violences », a poursuivi M. Maroni.

Un des sujets les plus délicats abordés a été l’expulsion des citoyens des pays membres de l’UE, une mesure qui, dans la réalité, concerne essentiellement les ressortissants roumains, Roms et d’autres  souvent montrés du doigt par les médias italiens en raison de leur implication présumée dans la micro-criminalité. »Une directive européenne de 2004 prévoit que tous les citoyens de l’UE peuvent résider librement dans n’importe quel pays durant quatre-vingt-dix jours, après quoi ils doivent justifier d’un travail, d’un revenu et d’un logement », a expliqué M. Maroni. Le problème étant l’absence de sanction en cas de non-respect de cette directive, « nous avons prévu d’inviter ces citoyens à quitter le pays, et dans le cas où ils ne le feraient pas, de les expulser », a déclaré le ministre, sans autre précision.

Dans le passé, face à des problèmes juridiquement délicat, la Commission faisait des communications interprétatives. Pourquoi ne pas renouveler avec cette pratique ancienne.

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