L’échiquier de la 5G : quelle place pour l’UE et les Européens ?

L’échiquier de la 5G : quelle place pour l’UE et les Européens ?

Fin octobre 2019, la République Populaire de Chine annonce la commercialisation de la 5G, initialement prévue pour 2020 et rejoint la Corée du Sud, qui revendique déjà plus d’un million d’utilisateurs[i], mais également les États-Unis[ii] sur fond de guerre commerciale entre les deux pays depuis 2018. Guerre qui prit une autre dimension avec, au début de 2019, des accusations d’espionnage de la part des États-Unis envers Huawei, qui est frappé d’un interdit par Washington depuis le 15 mai 2019. Dans la foulée, Trump exhorte ses alliés européens de faire de même, ce qui risque de retarder l’entrée de l’Union européenne (UE) dans la 5G malgré l’existence de fournisseurs européens d’équipements 5G mais l’Europe ne sait pas se décider. À travers cet article nous tenterons de mettre en lumière les enjeux et les difficultés auquels fait face l’Europe dans la course à la 5G.

 1. La 5G : définition, utilisations et enjeux

La 5G est la cinquième génération de réseau mobile, constituée d’une constellation de différentes technologies[iii] au débit 100 fois plus rapide que l’actuelle 4G[iv] (ou 600x plus rapide)[v] et est 10 fois plus rapide que la fibre Google[vi]. Cette technologie vise « la société du Giga bits » où les réseaux peuvent permettre le téléchargement d’un Giga de données par seconde[vii] en diminuant donc la latence, soit le temps de réponse entre deux appareils connectés, c’est-à-dire qu’on augmente l’instantanéité[viii]. En plus de gagner en rapidité dans la transmission de très grandes quantités de données[ix], la 5G permettra de voir augmenter le nombre d’appareils connectés au même moment sans créer de ralentissement sur les réseaux[x]. Afin de mettre sur pied cette nouvelle génération de connexion, on doit utiliser une bande de fréquences beaucoup plus élevée (26 Gigahertz) mais cela implique des ondes plus courtes, qui traversent plus difficilement les murs, et par conséquent demande une multiplication des antennes[xi].

Cette nouvelle technologie est attendue dans un nombre relatif large de secteurs à la liste non exhaustive et qui ne cessera d’augmenter dans le futur: les transports avec les véhicules autonomes[xii] et des systèmes intelligents coopératifs[xiii], la santé avec des appareils médicaux pour opérer[xiv] ou surveiller[xv] dans le cadre de la télémédecine[xvi] mais également les compteurs électriques intelligents[xvii], la finance[xviii], les nouvelles technologies multimédias en elles-mêmes comme la réalité mixte et la diffusion de vidéo en streaming, sans oublier l’intelligence artificielle[xix]

Le développement de la 5G s’accompagne également d’enjeux de différentes natures : économico-commerciaux, sécuritaires ainsi qu’environnementaux et sanitaires. Pour le premier type d’enjeux, le marché des biens et services pour la 5G en Europe devrait rapporter chaque année 113 milliards d’euros et créer 2,3 millions d’emplois[xx] au niveau mondial. D’ici 2025, le réseau 5G pourrait générer des revenus d’une valeur de 225 milliards d’euros.[xxi]

Pour le second type d’enjeux, la 5G implique une plus grande exposition aux attaques informatiques (lacunes de développement des softwares, réseau plus sensible) ainsi qu’une plus grande dépendance des équipementiers, surtout s’ils sont liés à un gouvernement[xxii] mais également au niveau judiciaire et policier: selon un rapport de Gilles de Kerchove, coordinateur européen de la lutte contre le terrorisme, la 5G mettrait en difficulté l’écoute légale, à cause du « chiffrage des communications (…) [et] de l’architecture virtuelle et fragmentée de la 5G »[xxiii]

Pour le troisième type d’enjeux, se pose la question du coût environnemental du déploiement infrastructurel de la 5G comme le besoin de métaux lourds pour la fabrication des antennes ou de l’énergie à produire pour alimenter cette 5G[xxiv] et pour le quatrième type, on s’interroge sur les effets des ondes sur la santé: le principal effet des ondes est de nature thermique, mais il y a des suspicions sur d’autres plans comme la nature potentiellement cancérigène des ondes ou encore leur capacité à altérer l’ADN[xxv]. Ces deux enjeux ne seront plus abordés par la suite, nous préférons nous concentrer sur les deux premiers.

2. Reproches sur fond de guerre commerciale sino-américaine

La guerre commerciale remonte à mars 2018 quand Donald Trump a annoncé une augmentation des droits de douane sur l’acier et l’aluminium, à la suite d’accusations de vol de ses secrets commerciaux y compris les logiciels, brevets et autres technologies. La Chine n’est pas en reste et réplique de la même manière sur des produits américains[xxvi]. Depuis lors, les deux pays se livrent une bataille d’amendes et de droits à l’importation et ce malgré plusieurs tentatives d’y mettre fin. Cependant la guerre prit une autre tournure avec les accusations d’espionnage à propos d’Huawei début de 2019.

En plus des métaux et de toute une série de biens, Washington s’en prend à Huawei en lui interdisant l’accès au marché des télécommunications le 15 mai 2019 au nom d’une urgence nationale[xxvii]. Selon les Américains, il existerait des « portes dérobées » qui permettraient de l’espionnage via les équipements Huawei[xxviii]. Cette interdiction a comme conséquences : la restriction d’accès de Huawei au système d’exploitation Android de Google[xxix] voire une fin de la collaboration avec ce dernier, mais également la suspension de livraison de la part d’Intel (microprocesseurs), Qualcomm (puces) et Broadcom (semi-conducteurs)[xxx] ainsi que l’interdiction pour les agences fédérales américaines de se fournir chez Huawei[xxxi]. Néanmoins, la fourniture de composants vers Huawei ne compromettant pas la sécurité nationale américaine est tolérée jusqu’en février 2020.

Les accusations se fondent sur deux éléments : une loi de 2017 qui oblige la collaboration entre l’État chinois et les entreprises nationales dans le domaine du renseignement[xxxii], quitte à recourir à l’espionnage selon certains experts[xxxiii], et les liens entre l’entreprise et l’appareil étatique chinois. En cause, le droit chinois permet l’existence de cellule contrôlée par le parti communiste chinois (PCC) même s’il est affirmé qu’il n’y a aucune ingérence dans la gestion et les choix politiques de l’entreprise[xxxiv], sans compter qu’en générale, une grande partie des dirigeants d’entreprise ont servi dans le renseignement militaire chinois[xxxv] et que près de 10% des salariés d’Huawei en Chine sont membres du PCC.[xxxvi]

Pour ces mêmes craintes et raisons, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont emboîté le pas aux États-Unis. Bien que jusqu’à présent, aucune preuve tangible n’a pu être apportée. L’entreprise essaie de se défendre, démentant toutes ces accusations en affirmant agir selon le respect du droit local [xxxvii] et en ouvrant un centre sur la cybersécurité à Bruxelles[xxxviii]. Cependant, Huawei est également accusé d’espionnage et de pillage de contenu du siège de l’Union africaine, basé en Ethiopie[xxxix].

Derrière cette guerre commerciale, semble apparaître une nouvelle guerre, celle des données, du cyberespace et y compris de la primauté technologique car Huawei est en avance dans tout un tas de domaines, notamment en dépassant Apple dans la vente mondiale de smartphones[xl]. De plus, les États-Unis ne sont pas dans la course de la 5G au point que soit évoquée l’idée d’un réseau 5G nationalisé, car la 5G pourrait être déterminante dans la course à l’Intelligence artificielle (IA) : plus de connexions entraînent plus de données, améliorant les algorithmes et donc une meilleure IA.[xli] Par conséquent, disposer de la 5G signifiera disposer d’un « avantage colossal » selon François Godemont de l’Institut Montaigne[xlii]. In fine, les États-Unis ne sont pas qu’en conflit avec un fournisseur d’infrastructure de télécommunications mais bien avec un autre pays.

 3. Acteurs de la 5G (Huawei, ZTE, Ericsson, Nokia, Samsung)

Huawei n’est pas le seul fournisseur chinois d’équipement pour la 5G, on retrouve ZTE. Hors Chine, citons Ericsson (Suède), Nokia (Finlande) mais également Samsung (Corée du Sud) – dont son rôle à jouer devrait évoluer à l’avenir[xliii] en témoigne un contrat avec l’opérateur télécom américain Verizon[xliv] et Cisco (États-Unis)[xlv]. En attendant, Huawei reste de loin le leader de ces fournisseurs[xlvi] avec 30% des parts du marché mondial des infrastructures de la téléphonie mobile[xlvii] qui pèse 81 milliards de dollars par an, sachant que le marché global en infrastructures 2G, 3G, 4G et 5G seules est estimé à 30 milliards de dollars par an[xlviii].

3.1 Chine (Huawei, ZTE)

Bien que frappé par l’interdit américain, Huawei semble en bonne santé financière : pour le premier semestre de 2019, son chiffre d’affaires à augmenté de 23,2% pour une valeur de 52,3 milliards d’euros[xlix] et représente 30% de part de marché dans les ventes d’équipements de réseaux mobiles.[l] En juillet, la compagnie annonce avoir signé 28 contrats commerciaux 5G en Europe pour au total 50[li], monté à 60 en novembre, ainsi que le déploiement de plus de 400 000 antennes 5G dans le monde[lii]. Afin d’éviter un potentiel boycott en Europe, Huawei affirme sa contribution à l’économie européenne pour 2018 – 12,8 milliards d’euro ajoutés au PIB européen, 1,8 milliards d’impôts directs versés et près de 170 000 emplois – et annonce 40 milliards de dollars US en 5 ans pour s’approvisionner en Europe[liii].

En Chine, l’équipement de Shenzhen est l’acteur majeur du déploiement de la 5G dans le pays en étant partenaire des trois opérateurs télécom locaux. Huawei a remporté près de 50% des contrats de réseaux 5G auprès du plus grand opérateur chinois – China Mobile – le reste étant partagé entre Ericsson, Nokia et ZTE[liv].

De son côté, ZTE est bien loin derrière Huawei mais se déploie petit à petit en ayant, à l’instar de son rival, inauguré un centre de cybersécurité dans le quartier européen à Bruxelles. Mais à la différence de Huawei, il n’est pas mis sur liste noire par l’administration américaine bien que ceux-ci aient sanctionné cette dernière pour avoir commercé avec l’Iran (interdiction d’exportation vers les États-Unis et amende d’un milliard de dollars)[lv], mais également la Corée du Nord[lvi]

3.2 Europe (Ericsson & Nokia)

Avec l’interdiction de Huawei sur le sol américain, les deux sociétés européennes ont un coup à jouer. Néanmoins elles ne jouent pas dans la même catégorie que leur rival chinois : en cause, une absence de soutien de la classe politique européenne[lvii]. Face à 13 milliards d’euros d’investissements en R&D rien qu’en 2018, les entreprises européennes ont dû succomber à de multiples acquisitions et plans d’entreprises[lviii].

Ericsson a vu ses contrats avec des opérateurs pour des équipements 5G passer de 19 à 47[lix] puis 71[lx], notamment en évinçant Huawei de son partenariat avec l’opérateur télécom danois TDC, après 12 ans de collaboration[lxi]. Sur le plan financier, la compagnie suédois a réalisé un bénéfice d’exploitation d’environ 610 millions d’euros pour le troisième trimestre de 2019 contre 385 millions l’an dernier à la même période[lxii] et espère atteindre 22,6 milliards d’euros de ventes pour 2020[lxiii].

En 2015, Nokia a acquis l’entreprise franco-américaine Alcatel-Lucent S.A pour une part de marché approchant les 30% à ce moment-là[lxiv]. Au niveau des contrats, Nokia avait une longueur d’avance sur son concurrent suédois, mais s’est fait dépasser et n’a obtenu « que » 48 contrats commerciaux pour la 5G[lxv], bien loin derrière Ericsson et Huawei. Sur le plan financier, il a réalisé un chiffre d’affaires de 5,7 milliards d’euros rien qu’en Chine[lxvi] mais émet des signaux d’inquiétudes comme une chute du titre à la bourse et des difficultés financières à cause des coûts de production[lxvii], que le fournisseur finlandais compte y remédier en augmentant les investissements en R&D[lxviii].

Au niveau mondial, les deux fournisseurs européens travaillent avec le géant japonais SoftBank: Nokia s’occupe de la stratégie et des services tandis qu’Ericsson se charge de l’infrastructure[lxix]  avec les américains de T-Mobile US[lxx]. Mais si le ban d’Huawei donne l’occasion de rebattre les cartes, c’est Ericsson qui semble en profiter:  en termes de part des marchés de ventes d’équipements de réseaux mobiles, Ericsson est loin devant Nokia (environ 30% contre 20%) mais combinées, elles représentent quand même la moitié[lxxi]. Cependant, pour le chercheur de l’Institut Français des Relations Internationales Julien Nocetti, « le budget recherche et développement de ces deux entreprises reste toutefois ridicule par rapport à celui de Huawei »[lxxii],

4. L’Union européenne, la 5G et la Chine

4.1 Points de vue des institutions (législature 2014-2019)

L’importance de la 5G pour la Commission européenne ne date pas d’hier : elle en a fait un rappel en 2014 concernant l’importance pour l’UE de développer les infrastructures pour déployer la 5G[lxxiii]. Deux ans plus tard, Jean-Claude Juncker, voulait voir ce déploiement pour 2025[lxxiv] et la Commission présenta un double document : un plan d’action pour développer la 5G à partir de 2020 ainsi que des suggestions pour donner plus de pouvoirs aux régulateurs nationaux[lxxv]. Jean-Claude Juncker déclara en 2017, que le numérique doit devenir l’ADN de l’Europe avec une 5G créatrice d’emplois (2,4 millions) et d’activités flirtant avec les 150 milliards annuels[lxxvi].

Ce caractère important est doublé d’une forme d’alarmisme de la part du Directeur de la DG Connect, qui qualifie le passage à la 5G de vitale[lxxvii] et du Commissaire européen chargé de l’Economie Numérique Gunther Oettinger (2014-2017) : selon ce dernier, la 5G est cruciale socio-économiquement parlant, quitte à qualifier l’économie européenne en « danger de mort »[lxxviii]. Il en appelle à plus de coordinations au niveau européen, en particulier pour la gestion du spectre radioélectrique[lxxix] et à plus de rapidité, en faisant écho à la lenteur de l’adoption de la 3G et 4G, appuyant que « l’industrie était en faveur d’un seul régulateur européen».[lxxx]

Le Parlement européen s’aligne sur le Commissaire Oettinger et on retrouve comme dénominateur commun des partis européens, l’opportunité de la 5G pour lancer le marché unique numérique. Mais des craintes et des précautions sont également présentes: manque de financement et impérativité de la cyber sécurité pour le S&D, évaluer les risques pour les entreprises selon l’ADLE, ne pas négliger les droits des citoyens pour GUE mais également l’asymétrie de fonctionnement des différents États membres pour le CRE[lxxxi]. Cela dit, le Parlement veut un déploiement de la 5G pour 2025 : Il a appelé en 2017 à une coordination européenne pour éviter les erreurs de la 4G, ce qui a permis aux États-Unis, la Corée du Sud et le Japon de lui griller la politesse[lxxxii].

Sur le plan d’une plus grande coordination, les États membres sont plus frileux et en 2016, ont déclaré s’opposer à la centralisation des compétences à l’égard des télécommunications[lxxxiii], reste que les ministres européens des télécommunications souhaitent faire de l’UE un leader de la 5G[lxxxiv] et pour l’Estonie (Présidence du Conseil en 2017) de faire de la liberté de mouvement des données une 5ème liberté fondamentale[lxxxv]. Dans une feuille de route de décembre 2017, les ministres se sont engagés à mettre en place des conditions favorables pour une réglementation aux échelles régionales, nationales et européennes[lxxxvi]. En mars 2019, le sommet européen a demandé à la Commission européenne une politique industrielle prenant en compte les enjeux de la 5G et a discuté de l’émergence de champions industriels européens à la suite de la non-fusion de Siemens et Alstom[lxxxvii]. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte estime que l’émergence de champions doit passer par la dynamique de la concurrence et non par des aides étatiques.[lxxxviii]

Sur le plan technique, des corridors transfrontaliers expérimentaux de réseau 5G se sont développés un peu partout sur le continent courant 2018[lxxxix],[xc]. Cela s’inscrit dans le cadre du Réseau de corridors trans-frontières 5G paneuropéens lancé par la Commission européenne et 29 États membres de l’UE et de l’Espace économique européen en mars 2017[xci]. Un Observatoire européen de la 5G a été lancé[xcii] ainsi qu’une décision d’application de la Commission visant à harmoniser la bande pionnière à 26 GHz pour faciliter le déploiement des réseaux mobiles de cinquième génération (5G) d’ici au 31 décembre 2020.[xciii]

Pour terminer, sur le plan international, le déploiement de la 5G passe également par des accords internationaux entre la Commission européenne et des pays tiers : ces accords varient d’un pays à l’autre et comprennent des principes tels que la réciprocité de l’accès au financement de la recherche sur les réseaux 5G[xciv], l’accès aux marchés[xcv], l’établissement de normes communes[xcvi] ou encore l’encouragement à déployer la 5G dans divers secteurs (éducation, santé, transports…)[xcvii]. Citons comme partenariat la Corée du Sud (juin 2014)[xcviii],[xcix], le Japon (mai 2015)[c], la Chine (septembre 2015)[ci], le Brésil en février 2017[cii] ainsi que des tentatives avec les États-Unis et l’Inde[ciii]

4.2 Le problème Huawei

Les accusations américaines envers Huawei ont amené des pays comme la France, l’Allemagne ou encore la Pologne a entamer des réflexions en interne sur ce sujet avant que cela ne soit discuté au niveau européen[civ]. Mais si ces accusations s’avèrent être vraies, faut-il, comme demande l’eurodéputé français Frank Proust acheter européen ou chinois et quelles seraient les conséquences d’un non-choix[cv] ?

L’annonce de suspicions d’activités d’espionnage de la part de Huawei semble avoir rapproché les différentes composantes de l’UE : le Parlement, aligné sur réunion informelle des ministres des télécommunication du 1er mars 2019, invite la Commission à élaborer une stratégie à double finalité : mettre l’Europe en tête de la cybersécurité ainsi que réduire la dépendance de l’UE vis-à-vis des technologies étrangères dans ce domaine.[cvi]

Le 26 mars 2019, la Commission appelle, mais ne contraint pas, à une évaluation des risques de la part des États membres et de l’UE afin d’élaborer une boite à outil pour compléter l’arsenal législatif existant[cvii], qui ne fait pas de distinctions entre opérateurs UE/hors-UE en matière de « marchés publics » classiques et de secteurs spéciaux (eau, énergie, transports, services postaux). Elle dispose toutefois de garde-fous grâce à la directive 2009/81/CE, qui permet aux Etats Membres d’interdire à un pays tiers de prendre part à un appel d’offres portant sur l’acquisition de matériels électroniques ou touchant à la sécurité du pays.[cviii] Le 27 juin 2019 marque l’entrée en vigueur de l’acte pour la cybersécurité qui concernera également la 5G[cix].

Entre temps, début mai 2019, une conférence internationale à Prague organisée par le Ministre tchèque des Affaires étrangères réunissant 32 pays du monde et d’Europe, a vu la publication d’une déclaration commune dite « les propositions de Prague ». Il s’agit d’une liste de recommandations non contraignantes relatives à la 5G et la cybersécurité où est affirmée que seuls les États peuvent définir eux-mêmes leurs propres mesures de sécurité – qu’il n’existe donc pas de solution universelle – et que le risque global d’influence d’un fournisseur par un États tiers doit être pris en considération avec son modèle de gouvernance.[cx]

Le 9 octobre 2019, le rapport sur l’évaluation des risques est publié : il en ressort que la technologie 5G est plus vulnérable, qu’il existe un risque de dépendance des opérateurs vis-à-vis de leurs fournisseurs et de leurs infrastructures et que certains pays hors UE représentent une menace pour les intérêts nationaux de certains États membres. Ces acteurs tiers sont les plus enclins à conduire des cyberattaques selon ce rapport. Ce document désigne tous les fournisseurs d’équipement[cxi] mais quant à des risques d’espionnage originaire des États-Unis, le Commissaire européen à la Sécurité de l’Union Julian King rappelle qu’il existe des accords euro-américains. Ce rapport laisse les États membres choisir la voie qu’ils veulent prendre, du moment qu’ils le justifient[cxii].

Le 15 octobre 2019, la Présidence finlandaise du Conseil de l’UE a soumis aux États membres un projet de conclusions en vue d’une adoption par le Conseil ‘Télécommunications’ du 3 décembre.[cxiii] Ce projet de texte appelle à la mise en place d’instruments de sécurité communs, mais dans le respect des valeurs européennes telles que les droits de l’homme, les libertés fondamentales et l’État de droit[cxiv].

4.3 L’UE et la Chine

Le problème d’Huawei arrive à un moment qu’on pourrait qualifier d’inopportun car depuis mars 2019, l’UE est en train de changer de stratégie vis-à-vis de la Chine. Bien que les deux entités soient des partenaires importants – la République Populaire de Chine est le deuxième partenaire commercial de Bruxelles et représentait 15,4% du total du commerce de biens extra-UE pour un montant de 605 milliards d’euros[cxv] – la relation sino-européenne est déséquilibrée, plus à l’avantage de Pékin. En cause, l’ouverture du marché européen permet les investissements directs étrangers (IDE) dans les infrastructures de l’UE : dans le cadre de la Nouvelle route de la soie (ou Belt and Road Initiative), près d’un quart des IDE chinois sont tournés vers l’Europe mais ce n’est pas réciproque, l’économie chinoise restant assez fermée aux IDE[cxvi]. Afin d’y remédier, l’UE tente de contraindre la Chine à plus de réciprocité et vise à mieux défendre des secteurs stratégiques, ce qui déplaît aux pays nordiques libéraux et aux pays du sud essayant d’attirer les investissements chinois[cxvii].

Une première rencontre a eu lieu le 18 mars 2019 entre La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, et le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi : les deux parties s’accordent à plus de multilatéralisme et à une coopération au niveau sécurité, y compris pour la réglementation du cyberspace. Surtout, la Chine se déclare opposée au protectionnisme en espérant une non-discrimination vis-à-vis des entreprises chinoises en Europe et appelle ainsi au non-boycott des équipementiers chinois pour la 5G[cxviii].

Ce tournant dans les relations Bruxelles-Pékin débutèrent quelques semaines plus tard le 9 avril 2019 avec le 21ème sommet annuel sino-européen où les deux parties réaffirment leurs positions du mois précédent concernant la 5G, c’est-à-dire pour Bruxelles, la non-exclusion des entreprises chinoises, y compris Huawei, des nouveaux réseaux, et pour Pékin de ne pas demander à ces entreprises de lui fournir des informations au titre de la loi de 2017 sur le renseignement[cxix].

Par ailleurs, c’était l’occasion également d’éclaircir des « malentendus » : le Premier ministre chinois a souligné qu’il n’y a eu ni plaintes pour espionnage et ni preuves qui allaient en ce sens tandis que Jean-Claude Juncker a affirmé qu’aucune entreprise n’a été ciblée en particulier[cxx]. En Outre, plusieurs accords ont été signés sur des sujets tels que la concurrence loyale, la politique de concurrence, la coopération dans le domaine de l’énergie et le transport ferroviaire[cxxi].

5. Tour d’Europe : entre enjeux sécuritaires et enjeux économiques

Fin mars donc, via une recommandation non contraignante, la Commission européenne a demandé à chaque État membre de remettre un rapport d’évaluation concernant les risques sécuritaires liés à la 5G tels que les principaux acteurs et menaces ou encore des vulnérabilités techniques[cxxii] sans que Huawei soit explicitement mentionné. En juillet 2019, 24 des 28 Etats membres ont remis leur rapport et la tendance générale est que Huawei représenterait une menace. Ces rapports devront servir de base pour une direction à prendre à travers une boite à outils prévue pour la fin d’année. En attendant, le Commissaire Julian King se montre prudent à la fois vis-à-vis de Pékin en n’évoquant pas la possibilité d’une interdiction de Huawei et vis-à-vis de Washington en déclarant que des mesures pourraient être envisagées comme des certifications ou des tests à réaliser.[cxxiii]

Sur base des éléments recueillis à propos des avis rendus par un nombre d’États membres, nous nous essaierons à établir une typologie des différentes attitudes envers Huawei sur base d’un panel de 12 pays mais avant cela, nous souhaitons apporter quelques points d’informations supplémentaires dont nous estimons qu’ils expliquent certaines attitudes. Primo, contrairement aux marchés étasuniens et chinois dont les opérateurs télécoms se comptent que sur les doigts d’une main, le marché européen est atomisé avec plus de 100 opérateurs, doublé d’une difficulté financière (-27% du chiffre d’affaires en sept ans)[cxxiv]. Secundo, nous partons déjà d’un déséquilibre entre les États membres : pour douze d’entre eux, le développement d’un cadre pour un déploiement de la 5G est en route[cxxv]. Enfin, Terzio, l’Europe fait face à des difficultés telles que : un spectre peu large, des coûts élevés pour le développement et la lenteur politique. Par conséquent, renoncer à Huawei coûterait cher et représenterait un retard considérable pour les européens, selon les dires mêmes des CEO d’Ericsson et de Vodafone[cxxvi].

Pour établir cette typologie, nous tenons compte d’un double niveau de décision : le premier est le niveau politique qui décide ou non de prendre des mesures. Le second niveau de décision est celui des opérateurs télécom, qui en l’absence d’une interdiction formelle, décident ou non de collaborer avec la 5G concernant Huawei. Sur base de ces critères, nous avons déterminé plusieurs catégories de pays en suivant une logique algorithmique.

En premier lieu, parmi nos onze pays, il n’y a que la Pologne qui s’aligne sur les États-Unis en collaborant avec Washington sur la 5G[cxxvii] bien qu’on ne puisse pas encore parler d’interdiction formelle, mais elle serait la plus encline à le faire. De même dans la foulée et à l’opposé, la Hongrie et la Belgique admettent ne pas avoir recueillis de preuve à charge d’Huawei[cxxviii],[cxxix] et donc ne prévoient pas d’interdictions. La Hongrie annonce une coopération avec le fournisseur chinois[cxxx], ce qui devrait affecter les relations avec Washington[cxxxi], tandis qu’en Belgique, les opérateurs sont déjà partenaires d’Huawei[cxxxii] mais ce sont les contraintes politiques qui ralentissent le déploiement de la 5G, estimée qu’à partir de 2025.[cxxxiii]

En second lieu, parmi les 8 pays qui n’ont pas interdit Huawei mais qui ont détecté des problèmes de sécurité, on peut les scinder en deux groupes. Dans un groupe, nous trouvons ceux qui, à ce moment-ci, n’ont pas pris de mesures « anti-Huawei » et ce sont les opérateurs qui ont pris les devants. Dans l’autre groupe, les gouvernements ont pris des mesures au degré de formalisme variable, sans pour autant que les opérateurs décident de fuir Huawei.

Dans le premier groupe, nous retrouvons le Danemark, l’Irlande et le Royaume-Uni. Au Danemark, les classes politiques et d’affaires sont sceptiques par rapport à Huawei, estimant que ce n’est pas une bonne idée d’être dépendant d’un État non-démocratique et qu’il n’existe pas d’entreprises chinoises indépendantes. Bien que ce soit pour des raisons commerciales, l’opérateur danois TLC a lâché Huawei pour Ericsson[cxxxiv]. En Irlande, les craintes d’espionnages existent[cxxxv] et les opérateurs locaux ont décidé d’exclure Huawei au moins de l’infrastructure de leur réseau principal[cxxxvi] même si des contrats ont été préalablement signés[cxxxvii]. Pour terminer, au Royaume-Uni, les mesures à prendre incomberaient au prochain gouvernement après les élections de décembre 2019[cxxxviii] mais on estime que Huawei pourrait fournir des équipements « non litigieux »[cxxxix],[cxl] mais les opérateurs EE et Vodafone se détourneraient d’Huawei[cxli].

Dans le second groupe, nous trouvons d’abord les pays avec des mesures plutôt « informelles » : en République tchèque, le Premier ministre a demandé, il y a près d’un an, aux agences gouvernementales et aux opérateurs de ne pas collaborer avec Huawei et ZTE[cxlii] tandis que l’Espagne veut jouer la carte de la prévention en diversifiant le nombre de fournisseurs ou en multipliant les points d’accès mais les trois opérateurs espagnols Telefonica, Orange et Vodafone collaborent avec Huawei et une ébauche de réseau 5G est prévue pour 2020 grâce à une collaboration Huawei-Vodafone[cxliii].

Enfin, nous trouvons les pays qui ont pris des mesures plus ou moins conséquentes. Tout d’abord l’Allemagne qui n’exclut pas les risques d’espionnage voire de sabotage[cxliv]. Un ban d’Huawei n’est pas à exclure, mais cela aurait des conséquences économiques graves et un retard de la 5G[cxlv]. Au final, Berlin opte pour un ensemble de mesures et de conditions à remplir pour que Huawei puisse participer au déploiement de la 5G (clauses de non espionnage, tests…)[cxlvi],[cxlvii],[cxlviii] voire le remplacement des infrastructures[cxlix]. Seulement, au sein du camp d’Angela Merkel, on souhaiterait une interdiction pure et simple[cl] ainsi qu’un consortium européen des télécommunications, similaire à Airbus[cli]. Les États-Unis menacent de réduire leur coopération avec les renseignements allemands s’il n’y a pas d’interdiction.[clii],[cliii].

Ensuite l’Italie où il a été décidé d’élargir à la 5G l’instrument du Golden Power[cliv] qui permet au gouvernement d’intervenir dans la politique d’une entreprise de secteurs stratégiques (énergie, transports, télécommunications) s’il existe un grave préjudice pour l’intérêt public[clv], ce qui a été salué par Donald Trump, ainsi qu’un projet d’exclusion de fournisseurs indignes de confiance[clvi]. Cependant en Italie, Huawei est partenaire de trois opérateurs importants (Vodafone, Tim, Wind-3) et est fournisseur de l’infrastructure dans le projet Wifi Italia, qui a pour but de généraliser le wifi gratuit sur tout le territoire italien[clvii].

Pour terminer, en France, la « loi Huawei » adoptée en juillet 2019 consiste à soumettre les opérateurs télécom à l’approbation du chef de gouvernement français – qui peut refuser – pour l’acquisition de certains équipements de la 5G et uniquement la 5G. Mais la France reste pour le moment dans le flou : il n’y a pas de liste d’équipements autorisés comme prévu même si des opérateurs collaborent avec Huawei[clviii] et le déploiement serait retardé pour l’été prochain[clix]. De son côté, Emmanuel Macron a appelé a plus d’autonomie en matière de 5G à l’échelle européenne, mais n’a pas pointé Huawei pour autant[clx]. De plus la mise aux enchères des fréquences n’aura pas lieu avant mars 2020 et donc le déploiement de la 5G serait pour l’été. Se passer d’Huawei pourrait provoquer un grand chamboulement financier.[clxi]

Conclusion

L’Union européenne est face à une occasion unique de se montrer comme le leader, ou a minima un co-leader, du numérique, sur un marché de la 5G où deux entreprises européennes peuvent ensemble dépasser Huawei grâce à une concurrence américaine et sud-coréenne très lointaine, voire quasi absente, doublée d’une exclusivité de facto pour les marchés étasuniens, japonais et australiens.

Cependant, l’absence de volonté de coordination européenne et les choix individuels de chaque État membre semblent nous conduire à une forme de scénario surréaliste : tandis que les européens Ericsson et Nokia profitent du ban d’Huawei dans les pays concernés, les États de l’UE semblent se tourner vers Huawei en dépit de rapports d’évaluation plutôt négatifs envers l’équipementier chinois, mais ce choix s’explique par la volonté d’utiliser une technologie aboutie[clxii], ce que seul Huawei propose.

Plus encore, dans la foulée du lancement commercial de la 5G en Chine, Pékin a annoncé le lancement officiel de la recherche et du développement de la technologie 6G[clxiii] sur laquelle Huawei y travaillerait depuis environ trois à cinq ans[clxiv]. Dans l’idée de faire toujours plus et plus vite, la 6G vise une vitesse d’un térabyte par seconde, ce qui permettrait d’optimiser l’intelligence artificielle ou la communication avec l’espace[clxv] avec des premiers tests annoncés pour 2030, soit 5 ans après les estimations de déploiement effectif de la 5G dans certains pays européens comme la Belgique ou la date visée pour généraliser le numérique à toute l’Europe selon Jean-Claude Juncker (voir supra). Côté européen, la 6G a été évoquée par Ericsson et Nokia qui ont tous deux signé un partenariat avec les Sud-Coréens Samsung et l’opérateur SK Telecom[clxvi].

Pour certains, la solution pour faire de l’Europe un leader du numérique et économique doit passer par une autre politique. Le Président français Emmanuel Macron dénonce une politique industrielle trop basée sur le marché et souhaite que, d’une part, l’Union européenne agisse de manière stratégique et que d’autre part, la Commission européenne fasse en sorte de préparer un cadre qui favorise l’émergence de champions européens, idée partagée par le ministre français des Finances Bruno Le Maire, qui selon lui, une absence de tels champions signifierait une « vassalisation » de l’Europe à la Chine et aux États-Unis[clxvii].

Cette idée de champions européens est également partagée par l’ancien président du Parlement européen Antonio Tajani[clxviii] ou encore Guy Verhofstadt[clxix] mais selon des spécialistes mettre sur pied de telles entités, y compris un géant de la 5G, doit passer par une volonté politique forte et commune[clxx]. Cette volonté forte et commune ne semble pas se manifester, en dépit d’une volonté de l’ancien commissaire Oettinger (voir supra) et cela risque d’être le statu quo avec la (future) commissaire européenne à la concurrence et Vice-Présidente en charge de la transition du numérique, Margrethe Vestager. Pour cette dernière, la création de champions européens fait « très vieille école »[clxxi]. Elle n’est en soi pas contre leur existence mais cela doit se faire uniquement par le biais de la concurrence[clxxii]. Après l’échec de la fusion Alstom-Siemens, un destin similaire encore à confirmer pour la fusion Fincantieri-STX ainsi que le « pied de nez » de Google au récent droit voisin, l’Europe semble plus se causer du tort, au profit de partenaires américains et chinois qui sont aussi des concurrents.

Alessandro Megna


[i] Affari Italiani, « Huawei invita gli sviluppatori a condividere l’opportunità d’oro del 5G », Affaritaliani.it, 5 novembre 2019, http://www.affaritaliani.it/politica/geopolitica/huawei-invita-gli-sviluppatori-a-condividere-l-opportunita-oro-del-5g-635356.html .

[ii] Elsa Bembaron, « La Chine entre à son tour dans l’ère de la 5G », Le Figaro.fr, 31 octobre 2019, https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/la-chine-entre-a-son-tour-dans-l-ere-de-la-5g-20191031 .

[iii] Klint Finley, « The WIRED Guide to 5G », Wired, 13 décembre 2018, https://www.wired.com/story/wired-guide-5g/ .

[iv] Belga, « Chine: la 5G à peine déployée, le pays se penche déjà sur la 6G », RTBF Info, 7 novembre 2019, https://www.rtbf.be/info/economie/detail_chine-la-5g-a-peine-deployee-le-pays-se-penche-deja-sur-la-6g?id=10360275.

[v] Finley, « The WIRED Guide to 5G ».

[vi] Ibid.

[vii] Elsa Bembaron, « La Chine lance un groupe de travail pour la 6G », Le Figaro.fr, 12 novembre 2019, https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/la-chine-lance-un-groupe-de-travail-pour-la-6g-20191112 .

[viii] Adrian Weckler, « 5G has finally arrived – but what will it mean for business users? », Independent, 15 août 2019, https://www.independent.ie/business/technology/news/5g-has-finally-arrived-but-what-will-it-mean-for-business-users-38404632.html .

[ix] Belga, « Chine ».

[x] Daymon Gardner, « 5G is coming and oit’s fortified with fiber », Wired, 20 mai 2019, https://www.wired.com/story/5g-is-coming-fortified-with-fiber/ .

[xi] Leïla Marchand, « 5G : que sait-on de ses effets sur la santé ? », Les Echos, 6 avril 2019, https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/5g-que-sait-on-de-ses-effets-sur-la-sante-1007160 .

[xii] Weckler, « 5G has finally arrived – but what will it mean for business users? »

[xiii] L T, « La Commission adopte un acte délégué sur le déploiement des systèmes de transport intelligents coopératifs », Agence Europe, consulté le 18 novembre 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12213/37 .

[xiv] Weckler, « 5G has finally arrived – but what will it mean for business users? »

[xv] Gardner, « 5G is coming and oit’s fortified with fiber ».

[xvi] Finley, « The WIRED Guide to 5G ».

[xvii] Gardner, « 5G is coming and oit’s fortified with fiber ».

[xviii] Carlo Lavalle, « Le reti 5G in Europa a rischio attacchi di Stati esteri », lastampa.it, 20 octobre 2019, https://www.lastampa.it/tecnologia/news/2019/10/20/news/le-reti-5g-in-europa-a-rischio-attacchi-di-stati-esteri-1.37761168 .

[xix] Finley, « The WIRED Guide to 5G ».

[xx] Sophie Petitjean, « Une analyse du Parlement identifie les défis au développem… », Agence Europe, 17 janvier 2017, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/11705/12 .

[xxi] Lavalle, « Le reti 5G in Europa a rischio attacchi di Stati esteri ».

[xxii] Ibid.

[xxiii] Sophie Petitjean, « L’interception licite des communications pourrait être perturbée par la 5G, souligne M. de Kerchove », Agence Europe, 7 juin 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12270/5 . La note d’information de M. de Kerchove peut être consultée à l’adresse : https://bit.ly/31aSnvq

[xxiv] Jerôme Colombain, « Nouveau monde. La protection de l’environnement est-elle compatible avec le progrès technologique ? », Franceinfo, 15 mars 2019, https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/nouveau-monde/nouveau-monde-la-protection-de-lenvironnement-est-elle-compatible-avec-le-progres-technologique_3212575.html .

[xxv] Marchand, « 5G ».

[xxvi] Liz Briceno, « EEUU vs. China: Cronología de una guerra comercial cada vez más preocupante », ELMUNDO, 6 août 2019, https://www.elmundo.es/economia/macroeconomia/2019/08/06/5d49603cfdddffb74d8b45f5.html .

[xxvii] Sophie Petitjean, « Huawei exclu du marché américain des télécommunications », Agence Europe, 16 mai 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12256/22 .

[xxviii] Alexandra Saviana, « Dossier Huawei et 5G : quand les Etats-Unis menacent l’Europe dans leur guerre économique contre la Chine », Marianne, 21 mars 2019, https://www.marianne.net/economie/5g-en-europe-comment-les-etats-unis-usent-de-la-diplomatie-de-la-menace-pour-empecher .

[xxix] Sophie Petitjean, « Google et plusieurs fabricants de puces électroniques rompent leurs relations avec Huawei », Agence Europe, 21 mai 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12258/9 .

[xxx] Ibid.

[xxxi] Sophie Petitjean, « Malgré les mesures américaines, Huawei tente de regarder vers l’avenir », Agence Europe, 20 septembre 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12331/7 .

[xxxii] Andrea Biondi et Luca Salvioli, « Usa contro Cina, l’Europa in mezzo: sul 5G si gioca la partita per il futuro dell’economia globale », Il Sole 24 ORE, 18 mars 2019, https://www.ilsole24ore.com/art/tecnologie/2019-03-17/usa-contro-cina-l-europa-mezzo-5g-si-gioca-partita-il-futuro-dell-economia-globale-134803.shtml?uuid=ABUwXmeB .

[xxxiii] Stephen Gadd, « Chinese telecoms giant tells politicians: you can trust us – The Post », CPH Post Online, 12 décembre 2018, http://cphpost.dk/news/chinese-telecoms-giant-tells-politicians-you-can-trust-us.html .

[xxxiv] Mathieu Duchâtel et François Godemont, « L’Europe et la 5G : le cas Huawei », Institut Montaigne, mai 2019, 34., p.7

[xxxv] Miguel González, « España propone a la UE diversificar los proveedores de 5G sin vetar a los chinos », El País, 15 juin 2019, sect. Economia, https://elpais.com/economia/2019/06/14/actualidad/1560536416_054351.html .

[xxxvi] Duchâtel et Godemont, « L’Europe et la 5G : le cas Huawei »., p.7

[xxxvii] Sophie Petitjean, « Un projet de conclusions sur la 5G au Conseil, sur fond de controverse sino-américaine », Agence Europe, 16 octobre 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12350/9 .

[xxxviii] Saviana, « Dossier Huawei et 5G ».

[xxxix] Ibid.

[xl] Melanie Amann et al., « The Huawei Dilemma: Resistance to Chinese Mobile Provider Grows Among Conservatives », Spiegel Online, 26 juillet 2017, sect. International, https://www.spiegel.de/international/germany/the-huawei-dilemma-resistance-to-chinese-mobile-provider-grows-among-conservatives-a-1278845.html .

[xli] Finley, « The WIRED Guide to 5G ».

[xlii] Saviana, « Dossier Huawei et 5G ».

[xliii] Mathieu Bion, « Feu vert à l’acquisition d’lcatel-Lucent par Nokia », Agence Europe, 24 juillet 2015, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/11366/16 .

[xliv] Biondi et Salvioli, « Usa contro Cina, l’Europa in mezzo ».

[xlv] Ibid.

[xlvi] Amann et al., « The Huawei Dilemma ».

[xlvii] Biondi et Salvioli, « Usa contro Cina, l’Europa in mezzo ».

[xlviii] Marco Valsania, « 5G, Nokia ed Ericsson si contendono il business di Huawei in America e nel mondo », Il Sole 24 ORE, 30 mai 2019, https://www.ilsole24ore.com/art/5g-nokia-ed-ericsson-si-contendono-business-huawei-america-e-mondo-ACZlTRK .

[xlix] Sophie Petitjean, « Malgré les obstacles, Huawei présente de bons résultats pour le premier semestre 2019 », Agence Europe, 31 juillet 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12307/3 .

[l] Zeliha Chaffin, « Les équipementiers de télécommunications européens tentent de profiter des embarras de Huawei dans la 5G », Le Monde.fr, 30 octobre 2019, https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/10/30/les-equipementiers-de-telecommunications-europeens-tentent-de-profiter-des-embarras-de-huawei-dans-la-5g_6017436_3234.html .

[li] Petitjean, « Malgré les obstacles, Huawei présente de bons résultats pour le premier semestre 2019 ».

[lii] AFP, « Telecoms: Huawei annonce avoir livré 400.000 antennes 5G dans le monde – L’Express L’Expansion », L’Express, 16 octobre 2019, https://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/telecoms-huawei-annonce-avoir-livre-400-000-antennes-5g-dans-le-monde_2103690.html .

[liii] Sophie Petitjean, « Huawei met en avant sa contribution à l’économie européenne », Agence Europe, 4 novembre 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12362/28 .

[liv] Sherisse Pham Business CNN, « China just launched the world’s largest 5G network », CNN, 1 novembre 2019, https://www.cnn.com/2019/11/01/tech/5g-china/index.html .

[lv] Sophie Petitjean, « ZTE ouvre aussi un centre consacré à la cybersécurité à Bruxelles », Agence Europe, 12 juillet 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12295/23 .

[lvi] Biondi et Salvioli, « Usa contro Cina, l’Europa in mezzo ».

[lvii] Chaffin, « Les équipementiers de télécommunications européens tentent de profiter des embarras de Huawei dans la 5G ».

[lviii] Ibid.

[lix] AFP, « Telecoms: Huawei annonce avoir livré 400.000 antennes 5G dans le monde – L’Express L’Expansion ».

[lx] Chaffin, « Les équipementiers de télécommunications européens tentent de profiter des embarras de Huawei dans la 5G ».

[lxi] Valsania, « 5G, Nokia ed Ericsson si contendono il business di Huawei in America e nel mondo ».

[lxii] Johannes Hellstrom et Helena Soderpalm, « Ericsson Earnings Top Forecast as 5G Takes Off », Reuters, 17 octobre 2019, https://www.reuters.com/article/us-ericsson-results-idUSKBN1WW0EI .

[lxiii] Ibid.

[lxiv] Bion, « Feu vert à l’acquisition d’lcatel-Lucent par Nokia ».

[lxv] Chaffin, « Les équipementiers de télécommunications européens tentent de profiter des embarras de Huawei dans la 5G ».

[lxvi] Elsa Bembaron, « Nokia mise sur la 5G pour son avenir en France », Le Figaro.fr, 28 septembre 2018, https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2018/09/28/32001-20180928ARTFIG00198-nokia-mise-sur-la-5g-pour-son-avenir-en-france.php .

[lxvii] Chaffin, « Les équipementiers de télécommunications européens tentent de profiter des embarras de Huawei dans la 5G ».

[lxviii] Ibid.

[lxix] Valsania, « 5G, Nokia ed Ericsson si contendono il business di Huawei in America e nel mondo ».

[lxx] Ibid.

[lxxi] Saviana, « Dossier Huawei et 5G ».

[lxxii] Ibid.

[lxxiii] « Les réseaux 5G, un bond en avant pour l’Europe », Agence Europe, 7 juillet 2014, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/11116/17 .

[lxxiv] Sophie Petitjean, « M. Juncker s’explique sur le retrait du texte sur les frais d’itinérance », Agence Europe, 14 septembre 2016, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/11624/7 .

[lxxv] Sophie Petitjean, « Cadre télécoms, plus de flexibilité pour favoriser les investissements », Agence Europe, 26 août 2016, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/11610/1 .

[lxxvi] Camille-Cerise Gessant, « M. Juncker veut que le numérique devienne l’ADN de l’UE », Agence Europe, 30 juin 2017, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/11820/1 .

[lxxvii] Sophie Petitjean, « Premier échange de vues sur la révision du paquet « télécom » », Agence Europe, 13 novembre 2015, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/11429/19 .

[lxxviii] Isabelle Lamberty, « Stratégie numérique, « il faut aller plus vite », dit le PE », Agence Europe, 29 mai 2015, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/11323/18 .

[lxxix] Ibid.

[lxxx] Sophie Petitjean, « Les États membres veulent garder la main dans le domaine des télécommunications », Agence Europe, 2 décembre 2016, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/11681/3 .

[lxxxi] Lamberty, « Stratégie numérique, « il faut aller plus vite », dit le PE ».

[lxxxii] Sophie Petitjean, « Le Parlement soutient fermement le développement de la 5G », Agence Europe, 1 juin 2017, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/11800/5 .

[lxxxiii] Petitjean, « Les États membres veulent garder la main dans le domaine des télécommunications ».

[lxxxiv] Sophie Petitjean, « Le Conseil “Télécommunications” adopte un calendrier pour le déploiement de la 5G », Agence Europe, 4 décembre 2017, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/11918/8 .

[lxxxv] Gessant, « M. Juncker veut que le numérique devienne l’ADN de l’UE ».

[lxxxvi] Petitjean, « Le Conseil “Télécommunications” adopte un calendrier pour le déploiement de la 5G ».

[lxxxvii] Pascal Hansens et Lucas Tripoteau, « La présentation d’une vision de long terme sur une politique industrielle « affirmée » pour l’UE anticipée à fin 2019 », Agence Europe, 22 mars 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12220/3 .

[lxxxviii] Ibid.

[lxxxix] Sophie Petitjean, « Codes des communications, négociations interinstitutionnelles constructives sur le spectre », Agence Europe, 6 décembre 2018, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/11955/16 .

[xc] Sophie Petitjean, « Code des communications, la Présidence du Conseil s’oriente vers une solution flexible pour la durée des licences », Agence Europe, 20 février 2018, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/11964/14 .

[xci] Sophie Petitjean, « Nouveau corridor 5G entre la Bulgarie, la Grèce et la Serbie », Agence Europe, 27 juin 2018, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12049/30 .

[xcii] L T, « Les États baltes signent un mémorandum d’accord pour mettre sur pied un corridor expérimental 5G de tests de véhicules autonomes », Agence Europe, 28 septembre 2018, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12106/25 .

[xciii] Mathieu Bion, « Nouvelle étape dans le déploiement de la 5G en Europe », Agence Europe, 15 mai 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12254/6 .

[xciv] Sophie Petitjean, « Nouveau partenariat sur la 5G entre l’UE et le Brésil », Agence Europe, 22 février 2016, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/11496/15 .

[xcv] Ibid.

[xcvi] Sophie Petitjean, « 5G, l’accord UE-Brésil officiellement signé. », 23 février 2016, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/11497/28 .

[xcvii] Ibid.

[xcviii] « L’UE et la Corée du Sud coopèrent dans la 5G », Agence Europe, 16 juin 2014, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/11101/8 .

[xcix] Petitjean, « Nouveau partenariat sur la 5G entre l’UE et le Brésil ».

[c] Ibid.

[ci] Ibid.

[cii] Petitjean, « 5G, l’accord UE-Brésil officiellement signé. »

[ciii] Petitjean, « Nouveau partenariat sur la 5G entre l’UE et le Brésil ».

[civ] Mathieu Bion, « L’affaire Huawei repose la question de la stratégie industrielle de l’UE », Agence Europe, 25 janvier 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12180/13 .

[cv] Ibid.

[cvi] Sophie Petitjean, « La Commission annonce une recommandation sur la sécurité des réseaux », Agence Europe, 12 mars 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12212/14 .

[cvii] Sophie Petitjean, « Huawei, la Commission recommande une analyse des risques à l’échelon national et européen », Agence Europe, 26 mars 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12222/23 .

[cviii] Bion, « L’affaire Huawei repose la question de la stratégie industrielle de l’UE ».

[cix] Sophie Petitjean, « Les nouvelles règles deviennent effectives », 26 juin 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12283/7 .

[cx] Vláda České republiky, « Prague 5G Security Conference announced series of recommendations: The Prague Proposals | Government of the Czech Republic », Vláda České republiky, 3 mai 2019, https://www.vlada.cz/en/media-centrum/aktualne/prague-5g-security-conference-announced-series-of-recommendations-the-prague-proposals-173422/ .

[cxi] Sophie Petitjean, « L’Europe tarde à prendre position dans le conflit sino-américain sur la technologie 5G », Agence Europe, 9 octobre 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12345/1 .

[cxii] Ibid. Lien vers le rapport : http://bit.ly/2M3MB9D

[cxiii] Petitjean, « Un projet de conclusions sur la 5G au Conseil, sur fond de controverse sino-américaine ».

[cxiv] Ibid.

[cxv] Camille-Cerise Gessant et Hermine Donceel, « Les dirigeants s’entretiendront des relations entre l’UE et Pékin, en vue du sommet du 9 avril », Agence Europe, 20 mars 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12218/2 .

[cxvi] Hermine Donceel et Camille-Cerise Gessant, « Vers une nouvelle stratégie UE/Chine, ou comment l’UE apprend à montrer les dents pour défendre ses intérêts », Agence Europe, 12 mars 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12212/20 .

[cxvii] Ibid.

[cxviii] Anonymous, « EU-Wide Coordinated Risk Assessment of 5G Networks Security », Text, Digital Single Market – European Commission, 9 octobre 2019, https://ec.europa.eu/digital-single-market/en/news/eu-wide-coordinated-risk-assessment-5g-networks-security .

[cxix] Hermine Donceel et al., « La Chine s’engage à travailler sur la question des subventions industrielles à l’OMC », Agence Europe, 9 avril 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12232/7 .

[cxx] Ibid.

[cxxi] Ibid., Voir la déclaration commune : https://bit.ly/2IamCwu

[cxxii] Sophie Petitjean, « 24 États membres ont remis leur évaluation nationale sur la sécurité des réseaux 5G », Agence Europe, 19 juillet 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12300/5 .

[cxxiii] Ibid.

[cxxiv] Fabio Savelli, « «Il 5G? L’Europa può vincere. Ma i governi aiutino la svolta» », Corriere della Sera, 27 août 2019, https://www.corriere.it/economia/aziende/19_agosto_27/5g-l-europa-puo-vincere-ma-governi-aiutino-svolta-f8665cd2-c8d6-11e9-b39f-233f79d70722.shtml.

[cxxv] Sophie Petitjean, « 43% des Européens ne disposent toujours pas de compétences numériques de base », Agence Europe, 11 juin 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12272/6 .

[cxxvi] Biondi et Salvioli, « Usa contro Cina, l’Europa in mezzo ».

[cxxvii] Samuel Stolton, « US and Poland 5G Agreement an “Example for Europe”, Pence Says », Www.Euractiv.Com (blog), 9 septembre 2019, https://www.euractiv.com/section/5g/news/us-and-poland-5g-agreement-an-example-for-europe-pence-says/.

[cxxviii] Ibid.

[cxxix] Sophie Petitjean, « Analyse des risques, bilan mitigé à ce stade pour Huawei », Agence Europe, 18 avril 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12239/27 .

[cxxx] Euractiv.com, « Hungary to Cooperate with Huawei in 5G Network Rollout », Www.Euractiv.Com (blog), 5 novembre 2019, https://www.euractiv.com/section/digital/short_news/hungary-to-cooperate-with-huawei-in-5g-network-rollout/.

[cxxxi] Riccardo Barlaam, « Huawei, la guerra fredda sulle reti 5G tra Cina e Usa si sposta in Europa », Il Sole 24 ORE, 14 février 2019, https://www.ilsole24ore.com/art/huawei-guerra-fredda-reti-5g-cina-e-usa-si-sposta-europa-ABRGb3TB .

[cxxxii] Jean-Claude Verset, « Huawei, ZTE, Xiaomi… le syndrome chinois menace-t-il le réseau 5G européen? », RTBF Info, 5 mars 2019, https://www.rtbf.be/info/economie/detail_huawei-zte-xiaomi-le-syndrome-chinois-menace-t-il-le-reseau-5g-europeen?id=10162445 .

[cxxxiii] Laurent Fabri, « L’introduction de la 5G est une urgence pour les entreprises », L’Echo, 24 octobre 2019, https://www.lecho.be/entreprises/technologie/l-introduction-de-la-5g-est-une-urgence-pour-les-entreprises/10175283.html .

[cxxxiv] Stephen Gadd, « Huawei edged out in favour of Ericsson for Danish 5G network – The Post », CPH Post Online, 19 mars 2019, http://cphpost.dk/news/business/huawei-edged-out-in-favour-of-ericsson-for-danish-5g-network.html .

[cxxxv] Conor McCrave, « Huawei Continues to Grow in Ireland While Countries like the US and Australia Are Trying to Keep It Out », TheJournal.ie, 1 septembre 2019, https://www.thejournal.ie/huawei-in-ireland-growth-4789574-Sep2019/ .

[cxxxvi] Peter Hamilton, « Huawei Tech Not Included in Core Networks of Irish 5G Operators », The Irish Times, 13 juin 2019, https://www.irishtimes.com/business/technology/huawei-tech-not-included-in-core-networks-of-irish-5g-operators-1.3923330 .

[cxxxvii] McCrave, « Huawei Continues to Grow in Ireland While Countries like the US and Australia Are Trying to Keep It Out ».

[cxxxviii] Patrick Wintour Diplomatic editor, « UK Government Postpones Huawei 5G Decision », The Guardian, 1 novembre 2019, sect. Technology, https://www.theguardian.com/technology/2019/nov/01/uk-government-postpones-huawei-5g-decision .

[cxxxix] Sophie Petitjean, « Les négociations sino-américaines aborderont le cas Huawei », Agence Europe, 24 mai 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12262/6 .

[cxl] Sophie Petitjean, « 5G, le Royaume-Uni pourrait autoriser les équipements fournis par Huawei », Agence Europe, 29 octobre 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12359/6 .

[cxli] Petitjean, « Les négociations sino-américaines aborderont le cas Huawei ».

[cxlii] Barlaam, « Huawei, la guerra fredda sulle reti 5G tra Cina e Usa si sposta in Europa ».

[cxliii] González, « España propone a la UE diversificar los proveedores de 5G sin vetar a los chinos ».

[cxliv] Marcel Rosenbach et Wolf Wiedmann-Schmidt, « German Government Cybersecurity Chief: “The Only Thing That Can Help Is Preventative Action” », Spiegel Online, 26 juillet 2019, sect. International, https://www.spiegel.de/international/business/german-cybersecurity-chief-threats-posed-by-huawei-are-manageable-a-1279009.html .

[cxlv] Andreas Rinke, Michael Nienaber, et Lincoln Feast, « German Minister Casts Doubt on Huawei Participation in 5G Build-Out », Reuters, 4 novembre 2019, https://uk.reuters.com/article/us-germany-telecoms-5g-idUKKBN1XE2EB .

[cxlvi] Amann et al., « The Huawei Dilemma ».

[cxlvii] Sophie Petitjean, « L’Allemagne lance ses enchères 5G sans exclure formellement Huawei », Agence Europe, 19 mars 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12217/25 .

[cxlviii] Sophie Petitjean, « 5G, Berlin confirme son approche sur Huawei », Agence Europe, 14 octobre 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12348/33 .

[cxlix] Petitjean, « L’Allemagne lance ses enchères 5G sans exclure formellement Huawei ».

[cl] Ninon Renaud, « 5G : Huawei provoque une crise ouverte au sein du parti d’Angela Merkel », Les Echos, 20 novembre 2019, https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/5g-huawei-provoque-une-crise-ouverte-au-sein-du-parti-dangela-merkel-1149504 .

[cli] Amann et al., « The Huawei Dilemma ».

[clii] Ibid.

[cliii] Petitjean, « Un projet de conclusions sur la 5G au Conseil, sur fond de controverse sino-américaine ».

[cliv] Affari Italiani, « Dl Cyber: dal golden power sul 5G al perimetro cibernetico, tutte le misure », Affaritaliani.it, consulté le 24 novembre 2019, http://www.affaritaliani.it/politica/dl-cyber-dal-golden-power-al-perimetro-cibernetico-tutte-le-misure-635835.html .

[clv] Alessandro Gili, « 5G e infrastrutture strategiche in Italia: ecco a cosa serve il Golden Power », Text, ISPI, 9 octobre 2019, https://www.ispionline.it/it/pubblicazione/5g-e-infrastrutture-strategiche-italia-ecco-cosa-serve-il-golden-power-24020 .

[clvi] Affari Italiani, « Casa Bianca, Trump riceve Mattarella.Tregua sui dazi, ma l’Ue resta nel mirino », Affaritaliani.it, 16 octobre 2019, http://www.affaritaliani.it/politica/geopolitica/casa-bianca-trump-riceve-mattarella-tregua-sui-dazi-ma-l-ue-resta-nel-mirino-631595.html .

[clvii] Gerardo Pelosi, « Gara 5G Huawei: la Lega chiede il golden power », Il Sole 24 ORE, 21 février 2019, https://www.ilsole24ore.com/art/gara-5g-huawei-lega-chiede-golden-power-ABkFfzWB .

[clviii] Elsa Bembaron, « 5G: l’inconnue Huawei complique l’affaire », Le Figaro.fr, 21 novembre 2019, https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/5g-l-inconnue-huawei-complique-l-affaire-20191121 .

[clix] Sébastien Dumoulin, « Télécoms : les enchères 5G repoussées à mars 2020 », Les Echos, 19 novembre 2019, https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/telecoms-les-encheres-5g-repoussees-a-mars-2020-1149189 .

[clx] Bembaron, « 5G ».

[clxi] Dumoulin, « Télécoms ».

[clxii] Bembaron, « Nokia mise sur la 5G pour son avenir en France ».

[clxiii] Belga, « Chine ».

[clxiv] Bembaron, « La Chine lance un groupe de travail pour la 6G ».

[clxv] Ibid.

[clxvi] Ibid.

[clxvii] Mathieu Bion, « L’Europe doit refuser « la vassalisation », exhorte Bruno Le Maire », Agence Europe, 8 novembre 2019, https://agenceurope.eu/fr/bulletin/article/12366/7 .

[clxviii] Emmanuel Berretta, « « Sans stratégie politique de l’Europe, les populistes gagneront » », Le Point, 18 novembre 2019, https://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/sans-strategie-politique-de-l-europe-les-populistes-gagneront-18-11-2019-2348000_1897.php .

[clxix] Anne Rovan, « Industrie, concurrence: les convictions de la commissaire européenne Vestager », Le Figaro.fr, 3 novembre 2019, https://www.lefigaro.fr/conjoncture/industrie-concurrence-les-convictions-de-la-commissaire-europeenne-vestager-20191103 .

[clxx] Saviana, « Dossier Huawei et 5G ».

[clxxi] Rovan, « Industrie, concurrence ».

[clxxii] Ibid.

Alessandro Megna

Diplômé en sciences politiques, orientation Relations Internationales - à finalité Paix, Sécurité et Conflits - de l’Université Libre de Bruxelles, j’ai poursuivi une formation en gestion à l’ICHEC Brussels Management School. J’ai réalisé mon mémoire sur les relations entre l’Italie et la Libye depuis la période coloniale jusqu’à la guerre civile en cours et j’ai effectué un stage à l’Ambassade de Belgique à Rome, auprès de l’Italie et des Agences Onusiennes. Sensibilisé aux enjeux des nouvelles technologies, des données personnelles ainsi qu’aux Fake News, c’est pourquoi je suis en charge du portefeuille cybersécurité.

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