Viviane Reding et les Roms (suite ): elle juge « scandaleuse » la situation des Roms en Europe

   La commissaire européenne à la justice, Viviane Reding, a estimé vendredi 12 novembre que la situation dans laquelle vivent les Roms en Europe était « une question scandaleuse pour tous les Européens. Nous avons en Europe la plus grande minorité – 10 millions de personnes – qui vit dans une pauvreté absolue, qui n’a pas accès au logement, qui souvent n’a pas accès à la santé », a-t-elle relevé au cours d’une conférence de presse sur l’avenir des relations entre la Suisse et l’Union européenne. Elle s’exprimait devant la Fondation Jean Monnet à Lausanne. http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=SPEECH/10/648&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=fr

Tout le monde a gardé en mémoire l’intense polémique déclenchée par la  vice-présidente de la Commission européenne avec le gouvernement français, soupçonné de discrimination à l’égard de Roms vivant en France. Revenant sur cet épisode, Viviane Reding a exprimé l’espoir que « cette excitation aura servi […] à rendre évident que nous sommes dans un Etat de droit et que les citoyens quels qu’ils soient ont des droits. […] Nous avons l’obligation de résoudre l’extrême pauvreté et la non-scolarisation des enfants roms », a-t-elle insisté, en précisant qu’elle avait demandé à chaque Etat membre de lui présenter « son programme d’intégration des Roms ». Le 28 octobre, Mme Reding avait déclaré que « la France reste sous surveillance. Nous continuons d’examiner les dossiers que nous ont transmis les autorités françaises ». (cf. Nea say N° 95)

Viviane Reding a déclaré également : « dans ce système de gouvernance mondiale, l’Europe revendiquera sa place au titre de la stabilité et de la croissance et de l’innovation qu’elle offre, toutes fermement ancrées dans ses valeurs fondamentales de liberté, de démocratie et d’Etat de droit. Désormais dotés du traité de Lisbonne et de la Charte des droits fondamentaux, qui est juridiquement contraignante, nous sommes passés à la vitesse supérieure pour entrer dans une nouvelle phase de notre intégration. Cette nouvelle phase replace le citoyen au centre de nos préoccupations, en faisant de la dignité », « des libertés », de « l’égalité », de la « solidarité », de la « citoyenneté »  et de la « justice », les obligations premières de l’action politique dans nos traités. Concrètement, elle appelle la création d’un espace de justice, de liberté et de sécurité à l’échelle du continent, dont la mise en œuvre reposera sur 180 nouvelles propositions d’action. L’ « Europe du citoyen » est née. »

Avant la fin de l’année le rapport de la task force mise en place par la Commission doit être rendu public : l’échéance se rapproche.

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